lundi 2 janvier 2012, par
Les rapports de l’ONZUS (Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles) se succèdent depuis 2003 et se ressemblent. Le rapport 2006 indiquait que « sur la période 2003-2005, la plupart des indicateurs utilisés pour mesurer les effets de la politique de la ville dans 5 domaines : habitat, emploi et activité économique, réussite scolaire, santé, sérénité et tranquillité publiques, n’attestent pas d’une réduction des inégalités entre les ZUS et leur ville d’appartenance. »
Le rapport 2011 avance que « l’observation, année après année, de ces indicateurs peut donner le sentiment que les efforts accomplis font peu bouger les choses : toujours deux fois plus de pauvres, deux fois plus de chômeurs, même si l’on observe un peu moins de délinquance et de meilleurs résultats scolaires. »
Des questions se posent.
1) Miroirs grossissants des difficultés économiques et sociales ou espaces spécifiques, les quartiers pourront-ils rejoindre la dynamique urbaine générale ?
2) Quelle est la finalité de la politique de la ville, qui en Languedoc-Roussillon concerne 250 000 habitants, dont 55 000 à Montpellier ?
N’est-elle qu’un accompagnement social de politiques économiques qui marginalisent une partie croissante de la population ?
3) La ville peut-elle être refaite autrement, en prenant appui sur les forces vives existantes, et à quelles conditions ?
Le mardi 24 janvier, de 18h à 21h, à l’Espace Martin-Luther King, 27 rue Louis Blanc (Tram 1 arrêt Corum) le Collectif Education populaire et transformation Sociale vous invite à venir en débattre.
Il y sera question de chercher à comprendre, tenter des explications, s’enrichir d’approches plurielles, envisager des solutions pour résoudre une question sociale essentielle, qui interpelle particulièrement l’Education Populaire.