Communiqué de presse de la FCPE Béziers du 21 mai 2008
jeudi 22 mai 2008, par
Soixante-dix mille habitants, environ 50 écoles et seulement dix élèves "accueillis" ! Le service minimum d’accueil, mis en place lors du mouvement de protestation des enseignants, n’a pas fait recette malgré son absolue utilité déclarée par le maire de Béziers, Raymond Couderc, pour venir en aide aux parents qui travaillent...
Il faut dire que la municipalité a sans doute un peu traîné des pieds pour mettre en place ce service qui est loin de faire l’unanimité.
Si le maire n’a pas traîné les pieds, pour quels motifs l’existence du service n’a-t-elle été que très mal annoncée aux parents ? Et pour quelles raisons un seul centre d’accueil (par ailleurs très excentré !) a-t-il été ouvert ? Ou encore, pourquoi ne pas avoir proposé un service de restauration scolaire dont le défaut oblige les parents à "récupérer" leurs enfants entre midi et deux ?
Mais peut-être la volonté réelle du maire n’est-elle pas de rendre service à ses administrés ?
Il faut dire aussi que la mise en place d’un tel service minimum d’accueil, décrété par Messieurs Darcos et Sarkozy pose de sérieuses difficultés :
il ne s’agit pas d’un service minimum de l’éducation mais d’une simple garderie ;
si les agents de la commune sont eux-mêmes en grève, le motif pour les requérir est insuffisant ;
les personnels chargés de l’encadrement ne disposent pas obligatoirement des compétences nécessaires à l’encadrement des élèves ;
la responsabilité du ministre de l’éducation est transférée au maire ;
le financement de la mesure par l’Etat est de beaucoup inférieur au coût réel du fonctionnement du service (95 euros par tranche de 15 enfants).
Les enseignants et les parents ne sont pas dupes : il s’agit essentiellement d’opposer les parents, que l’on cherche à flatter, aux enseignants qui manifestent contre des mesures qui visent au démantèlement du service public de l’enseignement.