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Résolution générale des DDEN 34

Résolution générale de l’Union des DDEN de l’Hérault votée à l’unanimité.

jeudi 9 juin 2011, par Nathalie secrétariat

Les DDEN de l’Hérault, réunis en assemblée générale le 28 mai 2011 à Cessenon, ont fait état de leur indignation face à la poursuite de la casse du service public d’éducation.


Avec les enseignants, les parents d’élèves et même des élus locaux, ils se sont élevés contre le dictat de la loi de finance 2011 qui, au nom de la réduction des dépenses publiques et du principe de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, supprime pour la prochaine rentrée 16000 postes d’enseignants supplémentaires dont 8967 dans le 1er degré alors que 8337 élèves de plus sont attendus. Depuis 2007, ce sont 62000 postes détruits dans l’Éducation nationale.

Dans l’Hérault, pour au moins 700 élèves supplémentaires, cela entraîne 76 fermetures de classes, 32 CLAD qui disparaissent, contre seulement 28 vraies ouvertures, des effectifs par classe qui augmentent y compris dans les zones difficiles, les enfants de moins de 3 ans déscolarisés même dans les zones rurales ou de montagne où ils ont droit à l’inscription, et par voie de conséquence des élèves en difficulté qui seront de moins en moins aidés. L’Inspecteur d’Académie lui-même reconnaît qu’il n’a plus aucun moyen pour ouvrir des classes à la rentrée alors que tous les ans il doit créer de 20 à 30 structures suite aux flux migratoires importants dans notre département.

En regroupant les écoles de petite taille, en créant des E2P (établissement public primaire), en favorisant les échanges d’enseignants entre 1er et second degré au prétexte de rationaliser les moyens de l’école publique, ce projet proposé par un député risque d’aggraver une situation déjà précaire et d’accélérer la désertification des zones rurales.

Dans le même temps, la loi Carle oblige les communes à financer la scolarisation d’élèves dans le privé, 250 postes supplémentaires sont donnés à l’école privée (soit 4 millions d’euros prélevés sur la dotation au public), les écoles privées et bien qu’elles soient régies par des organismes privés, se verraient exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties.

Les DDEN de l’Hérault sont scandalisés de constater qu’un état laïque dont la Constitution de 1946 affirme dans son préambule : « L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. » est en train de saborder méthodiquement l’école pour tous.

Les DDEN de l’Hérault exigent l’annulation des suppressions de postes afin que la rentrée 2011 se fasse dans des conditions normales, c’est-à-dire avec un encadrement permettant à chaque élève d’acquérir les connaissances et les savoir-faire nécessaires à la poursuite de sa scolarité dans des conditions optimales pour sa future intégration dans la société et le monde du travail. Tout comme leurs partenaires, ils réclament un collectif budgétaire finançant ce maintien de postes.

Les DDEN de l’Hérault réaffirment que l’École est la base de la cohésion sociale. La République a une devise : « Liberté-Égalité-Fraternité ». C’est à l’école que se joue la réalité de sa mise en œuvre. L’État a la responsabilité du devenir des enfants scolarisés dans l’école publique laïque. Le collectif dont font partie les DDEN le rappelle : « un pays, une école, notre avenir ».

Les DDEN 34 défendront inlassablement l’école laïque et appellent tous les citoyens à se mobiliser pour elle sinon à la rentrée 2012, ce sont encore 16000 postes qui disparaîtront et des milliers d’élèves qui seront sacrifiés, simples variables d’ajustement d’une comptabilité cynique !

A la veille d’échéances électorales importantes, les DDEN de l’Hérault sauront rappeler ces exigences.

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