Communiqué du 30 septembre 2003
mardi 30 septembre 2003, par
Dans son édition du jeudi 25 septembre, le quotidien Midi Libre a publié un article au titre assez racoleur et plutôt dans l’air du temps, « le boom des écoles privées ». Il expliquait que dans notre département, l’enseignement privé a vu ses effectifs progresser de 1,6 %, et que des demandes d’inscription n’avaient pas pu être satisfaites.
Sachant que, pour annoncer cet « événement », il a fallu rien moins que la première page, cinq colonnes à la une, que faudrait-il, si nous étions dans le cadre d’un traitement objectif de l’information, quels qualificatifs pourraient décrire l’augmentation, bien supérieure, que nous connaissons dans l’enseignement public ? car, en effet, ce sont plus de 2850 nouveaux élèves qui sont venus grossir les rangs des écoles, collèges et lycées publics du département, soit un accroissement de plus de 2 % par rapport à l’année dernière. Les chiffres sont éloquents, dans l’Hérault, le privé, proportionnellement, a perdu du terrain face au public.
Mais de cela, nulle trace dans les pages de ce quotidien, pas un mot non plus pour les nombreux élèves sans affectation en lycée le jour de la rentrée, à cause de la pénurie d’établissements décidée et organisée par Jacques Blanc, à la tête de la région. De même, le soi-disant attrait des établissements privés n’a pas empêché les écoles maternelles de devoir refuser les moins de trois ans, et même certains natifs de 2000.
Alors, cette agitation pourrait prêter à sourire si nous n’étions pas dans un contexte où tout laisse à penser qu’il s’agit là d’une tentative de manipulation de l’opinion publique, visant à jeter le discrédit sur l’enseignement public en vouant aux gémonies ses enseignants, ces gêneurs qui osent se mettre en grève, afin de préparer le démantèlement de l’école de la République pour laisser la place au secteur privé, onéreux pour les familles mais tellement rentable pour ceux qui sont du bon côté du manche.
De fait, force est de souligner qu’après les inondations du début de semaine et le projet de loi sur la consommation de cannabis, le fameux boum n’était en fait qu’un pétard mouillé.