dimanche 30 mai 2004, par
Question de congrès
Commission n° 1
Groupe 1
Un groupe de plus de vingt personnes qui a travaillé dans une ambiance plutôt méditerranéenne : chaude, chaleureuse et surtout très contrastée au niveau des avis, des opinions.
A la question sur le tronc commun, sur les savoirs incontournables à l’issue de la scolarité obligatoire, le groupe a répondu que ce sont les savoirs qui conduisent à l’autonomie, tout en mesurant la dualité entre l’autonomie liée à l’indépendance économique par le travail et celle, collective, liée à la citoyenneté.
« In fine », nous nous sommes arrêtés sur les savoirs qui permettent à un enfant de devenir un citoyen qui choisit, en sachant d’où il choisit et pourquoi il fait ce choix.
L’enfant doit devenir l’acteur de sa vie individuelle et sociale qui fait des choix éclairés pour mettre en œuvre un projet non seulement personnel mais aussi de société.
Rapidement, nous sommes convenus aussi, qu’en matière de compétences, peu d’ouvertures existent sans la maîtrise du « lire-écrire-compter ». Mais est-ce suffisant ?
Bien sûr que non. Le groupe affirme que ce qui est fondamental pour l’avenir c’est d’apprendre à apprendre, c’est-à-dire créer les réflexes qui permettent d’acquérir d’autres savoirs. Et ceci est d’autant plus important qu’aujourd’hui la formation se veut tout au long de la vie.
Une partie du groupe a insisté aussi sur la transversalité des apprentissages qui, si elle est absolument nécessaire, n’est pour l’heure que l’apanage du premier degré. Dans le second degré, les IDD, itinéraires de découverte, ne sauraient suffire à combler le déficit du collège en matière de transversalité.
Ceci étant posé, nous avons abordé, à partir de cet éclairage, les savoirs essentiels. A notre avis, ce sont ceux qui permettent au jeune de prendre toute sa place dans une société en perpétuel mouvement.
C’est pourquoi il nous est apparu que les savoirs essentiels ne saurait s’affranchir des sciences de l’environnement, de la sociologie, peut-être même de la santé, et cela au-delà des seuls comités d’éducation pour la citoyenneté et la santé.
Autre question abordée par le groupe : Quelle culture commune à l’issue de la scolarité obligatoire ?
Nous avons décidé que c’était notre fond de référence pour comprendre et agir sur le monde dans lequel nous vivons.
Ce référentiel, nous l’avons identifié au travers de domaines très divers. Que ce soit le fondamental ou l’accessoire, ce n’est pas la « discipline », la « matière », qui le détermine mais l’appétence du jeune à développer ses compétences. En clair, chaque jeune doit pouvoir acquérir des savoirs en fonction de ses centres d’intérêts.
Ce faisant, le groupe s’est donc positionné à la fois sur la pédagogie, qui a le devoir de prendre en compte les références initiales de l’enfant, et sur la nécessité d’en finir avec l’approche mono-culturelle judéo-chrétienne de notre modèle de civilisation.
Faire de l’école un élément de cohésion sociale, quelle avancée !!!
En conclusion, le groupe s’est interrogé sur l’intérêt d’obliger le système éducatif à se poser la question de la pédagogie différenciée en fonction des besoins de l’élève, et non de l’appétence de l’enseignant pour la méthode.
A partir de là, il nous est apparu que, sous réserve de prendre des garanties quant à leur statut dans l’école, les jeunes ont besoin de plus d’école et de mieux d’école ; les participants s’accordant pour dire que le débat sur l’apprentissage gagnerait à s’inscrire dans une réflexion sur la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans. C’est là une autre question, complémentaire à notre réflexion d’aujourd’hui, qui devrait être approfondie.
Commission n° 1
Groupe 2
Malgré un cadre clairement posé, nous nous sommes vite rendu compte, que de parler de savoir et de compétences, n’était pas facile.
Des mots aussi simples que savoir et compétence n’avaient pas la même signification pour tous.
Est-ce que je sais ce qu’est le savoir ? Suis-je compétent pour parler de compétence ? Le serpent se mordait la queue, on tournait en rond...
Il a donc fallu se définir des objectifs, définir la finalité à l’école.
Sans doute, la plupart des parents souhaitent que leurs enfants puissent sortir de l’école avec un métier en main...
Mais pour nous, parents FCPE, l’ambition est plus grande et l’objectif de l’école s’est imposé de lui-même : Former des citoyens épanouis, équilibrés, debout et responsables.
Cette définition recueillait l’adhésion de la majorité, pour ne pas dire l’unanimité, des participants. Et comme nous étions d’accord, il ne semblait pas y avoir de danger, à donner une définition au mot citoyen...
Pour satisfaire notre idéal démocratique d’une école égalitaire, nous voulons que dans le cadre de l’école, chacun puisse se trouver et se reconnaître, à travers une culture commune.
Et c’est quoi « une culture commune » ?
C’est le bien commun partagé, intégrant tous les savoirs et toutes les connaissances, socialement nécessaires, au développement harmonieux de chaque citoyen, dans une société démocratique.
N’en déplaise à Monsieur Antoine Sellière, pour nous parents d’élève FCPE, un citoyen ce n’est pas seulement un travailleur !!
Cette culture commune est le « minimum » requis, pour oser penser quitter le système scolaire.
Il nous a semblé important de rappeler, que le droit d’accéder à la scolarité et aux structures scolaires avant l’âge de 6 ans, et après l’âge de 16 ans, est un droit qui, dans la France du 21ème siècle, doit devenir un droit acquis pour tous ! Il est tout aussi normal de considérer que l’institution, ne peut se dégager de cette obligation tant que l’enfant n’a pas acquis cette culture commune.
Concrètement, cela veut dire, qu’un adolescent de 17 ans, qui subirait les foudres d’un conseil de discipline, ne se verrait plus exclu de l’éducation nationale sauf si c’est sa volonté expressément énoncée !
Quand je réfléchis, je ne suis pas toujours sûr d’être d’accord avec moi-même, je ne suis pas toujours sûr de bien me comprendre... Alors quand on réfléchit à 20 c’est pire .
Quand je suis tout seul, il m’arrive de m’écouter, mais à 20 ?
Je suis tellement sûr que j’ai raison (et il est vrai que j’ai mes propres raisons de le penser...) que je n’écoute pas l’autre. Il m’arrive même de le contredire, lorsqu’il dit la même chose que moi, avec d’autre mots... Parfois, je reste persuadé qu’il pense comme moi, l’autre, alors qu’il dit le contraire, mais avec mes mots... En toute laïcité, il me prend l’envie d’évoquer le nom de Dieu, pour exprimer ma difficulté à communiquer, avec moi-même et avec l’autre. Ma difficulté à écouter, et à entendre... Pourquoi l’école ne me l’a-t-elle pas appris ?
C’est en prenant conscience de ce manque, que notre groupe déclare que :
La notion de citoyenneté intègre la capacité à communiquer et à poser des choix !
Bien sûr, l’école doit enseigner les savoirs fondamentaux, lire/écrire/compter, mais elle doit aussi et surtout enseigner à penser.
Il nous a semblé plus important, qu’un enfant, futur adulte, sache poser des questions avant que de ne donner des réponses ! Parce que l’école doit donner aux enfants, le goût d’apprendre.
Ce goût passe par l’appropriation des savoirs, donc par le questionnement personnel, préalable à toute recherche...
Il nous a semblé important de rappeler que toute les matières sont et demeurent importantes avec une priorité à la langue maternelle (mais nous n ’avons pas eu le temps de dire quelle langue maternelle...).
Cependant, il convient d’actualiser leurs contenus, d’actualiser les disciplines et d’en intégrer de nouvelles en fonction de l’évolution de la société : droit, économie, philosophie, nouvelles technologies... autant de matières, abordables presque à tous les âges, encore faut-il que l’approche faite par l’enseignant, corresponde à l’évolution de l’enfant. On peut aborder la philosophie à tout âge, la question des savoirs fondamentaux par exemple, mais pas de la même manière à 9 ans qu’à 16 ans.
D’autre part, il est important, que soit crées des liens transversaux entre les matières...
Liens... liens...les liens peuvent entraver, retenir, mais les liens ont aussi la vertu de créer un espace de liberté à l’intérieur duquel l’individu peut se relier à ce qui l’intéresse, à ce qu’il fait, à ce qu’il est. Et pour aider le jeune à se relier, il est sans doute primordial de l’aider très tôt à donner du sens aux enseignements par des applications concrètes qui auront en plus, l’avantage de lui permettre d’intégrer les connaissances et de les comprendre (de les prendre en soi, de les prendre avec avec soi, pour soi) plutôt que d’empiler les savoirs sans comprendre.
Dernier point soulevé lors de cet après-midi, l’importance d’alléger les programmes en se recentrant sur l’essentiel... En effet, aujourd’hui plus qu’hier, grâce aux techniques de communication nouvelles, l’enfant, le jeune, peut trouver aisément, l’information complète sur un sujet donné. Encore faut-il susciter sa curiosité.
Commission n°2
Nous avons surtout abordé la question de l’évaluation, mais également l’organisation de l’école, et un peu la formation des enseignants. Plusieurs interventions ont mis en évidence la nécessité de faire respecter les textes existants.
En matière d’évaluation, l’essentiel des propositions effectuées part du principe que l’évaluation doit reposer sur les notions de : « acquis - non-acquis - en cours d’acquisition » et que ces notions devaient être claires pour l’élève et pour les parents
5 propositions, 2 réflexions.
Les propositions :
Utiliser des livrets d’évaluation - on a supprimé l’expression bulletin de notes - contenant des appréciations positives, des encouragements et des conseils pour progresser, ainsi que les moyens que l’équipe pédagogique se propose de mettre en œuvre pour aider l’élève à progresser.
Prendre en compte les compétences, le développement et les progrès de l’élève par rapport à lui-même, dans tous les domaines.
Mettre en place une évaluation des pratiques pédagogiques parallèlement à l’évaluation des élèves. Si la pratique pédagogique n’est pas bonne, il faut en adopter une autre.
Impliquer l’élève dans sa propre évaluation pour l’amener, au fil des années, à savoir s’auto évaluer.
Rendre l’évaluation plus lisible pour les parents à travers la présentation du livret mais également à travers des rencontres parents-enseignants.
Les réflexions
La question de l’abandon total des notes a été abordée mais n’a pas fait l’objet d’une discussion suffisamment approfondie pour permettre de dégager un positionnement de la commission.
Le problème du contrôle continu en cours de formation a été aussi abordé, notamment à travers le caractère non confidentiel des copies.
En matière d’organisation de l’école, une réflexion générale : « Les pratiques pédagogiques doivent être modifiées et adaptées pour répondre aux besoins de l’élève ».
Les points abordés concernent les cycles et les projets d’établissements.
3 propositions ont été formulées et une réflexion concernant les cycles.
Mettre en œuvre -a minima - les cycles prévus par la loi d’orientation de 1989.
Dépasser ce minimum en remplaçant les classes de niveau par des classes de cycles animées par des équipes pédagogiques.
Informer davantage les parents sur les cycles, leur finalité, leur fonctionnement.
La question de la création d’un cycle CM2-6ème a été également abordée par la commission sans trouver de réponse.
Concernant les projets d’établissement, la commission est partie d’un constat : les projets d’établissement sont vécus uniquement comme un outil administratif pour obtenir des moyens.
Deux propositions ont été formulées :
La première concerne les projets de classe qui s’inscrivent dans les projets d’établissement. Les projets de classe sont élaborés avec la participation de tous les élèves à l’intérieur de la classe. Il nous a paru important de renforcer la participation des élèves.
Ainsi, les classes seraient porteuses d’une dynamique de projet et concourraient à la réalisation d’un meilleur projet d’établissement.
Seconde proposition : création d’un véritable comité de pilotage du projet d’établissement permettant la participation effective et importante des parents à la définition des objectifs pédagogiques du projet.
En ce qui concerne la formation des enseignants, nous faisons une proposition.
Nous souhaitons que tous les IUFM mettent en place des modules obligatoires sur les relations parents-enseignants, modules auxquels nos représentants pourraient assister, pour que les parents et les enseignants aient la même formation.
Enfin, en complément sur le thème des pratiques pédagogiques, il ressort des débats de la commission, que la FCPE et l’école ont tout intérêt à étoffer leurs relations avec les mouvements d’éducation populaire.
Commission n°3
1- La fonction de l’enseignant
Enseigner c’est instruire et éduquer.
L’enseignant :
Doit être capable de s’adapter aux différents niveaux d’une classe, tenir compte des prérequis, et avoir des objectifs personnalisés de progression.
Doit stimuler les potentialités de chaque élève, l’élever pour le rendre autonome, responsable.
Doit faire abstraction de l’origine des élèves, compenser les inégalités
Doit aider les jeunes et les parents, aborder les problèmes pas uniquement sous l’angle disciplinaire.
2- Deux propositions : améliorer la formation continue, mieux connaître les parents.
L’enseignant doit s’adresser en connaissance de cause aux élèves et aux parents :
connaissances psychologiques par tranches d’âge
mieux connaître les parents
connaître le sujet individuel, le groupe
apprendre à gérer les conflits.
3- Evaluation des élèves
Mettre en avant une valorisation positive, respectueuse de l’élève.
Evaluer sa progression.
Pas de sanction sur la personne dans sa globalité.
4- Respect
Le respect des textes.
L’éducation c’est l’exemple, le respect des règles de vie, de politesse.
Autant dans les textes on reconnaît l’indépendance pédagogique de l’enseignant, autant on pourrait faire obligation à l’enseignant de travailler en équipe.
5 -L’enseignant ne doit pas rester seul.
Travailler en équipe avec d’autres enseignants, d’autres personnes sur des objectifs définis en commun.
6- Formation à l’IUFM
Elle se résume en un sigle : « 3H »
Humour, pour prendre du recul,
Humanité pour prendre en compte les différences,
Humilité pour se remettre en cause.
C’est aussi savoir apprendre à apprendre, savoir se faire reconnaître comme adulte responsable et surtout, pour les jeunes enseignants, apprendre à installer son autorité.
C’est apprendre à maîtriser des aspects techniques et didactiques : remédiation, communication, évaluation.
C’est apprendre à gérer les conflits.
Cette formation doit être complète.
Il faut favoriser la diversification des recrutements : apports des individus ayant connu une expérience professionnelle non pédagogique.
7- De nouveaux métiers à inventer dans les établissements
Trouver de nouveaux métiers pour l’animation des équipes, pour l’accueil et l’écoute dans personnes en souffrance : élèves, professeurs, personnels.
La présence des aides éducateurs a fait émerger certaines de ces métiers et a justifié leur existence.
8-Un enseignement polyvalent
Les liaisons écoles/collèges, le croisement des matières, la transversalité doivent être encouragés, renforcés.
La commission a jugé que la bivalence du professeur en collège était plutôt synonyme de restriction de moyens.
9- Communication
Se connaître entre parents, élèves, enseignants.
Et je terminerai par l’exemple d’un CPE qui organise pour tout nouveau professeur la visite du quartier, du lieu de vie des enfants de l’école ou du collège pour qu’il puisse connaître d’où viennent leurs élèves.
Commission n°4
Groupe 1
Constats
L’orientation à l’heure actuelle équivaut à une sélection car c’est une orientation par l’échec auquel le contexte économique contribue et qui pèse sur le jeune et sa famille.
Pour nous, à la FCPE, l’enfant doit être au centre et être acteur de son projet.
Les propositions relatives au système éducatif.
1- L’orientation
Remplacer le terme d’orientation par l’idée d’un projet à construire tout au long de la vie.
Il s’agit là d’éducation "au choix" c’est-à-dire permettre aux élèves d’acquérir une meilleure connaissance d’eux-mêmes, leur donner le temps de se découvrir, d’évoluer dans leur projet et également de mieux appréhender les filières.
Une heure, dans l’emploi du temps, devrait être consacrée à cette éducation au choix, telle que nous l’avons définie. Nous n’avons pas tranché : Faut-il inscrire une heure dans l’emploi du temps ou aborder cet apprentissage de manière transversale au travers des différentes disciplines ?
Enfin il faudrait adapter la démarche de bilan de compétence existant pour les adultes, sous la forme d’un bilan "d’appétence" centré sur les intérêts du jeune.
2- Le stage en entreprise.
Il doit être proposé à tous les élèves, être porteur d’un projet éducatif et non pas seulement d’un projet professionnel.
Son contenu doit être clairement défini et sa mise en place doit mobiliser les enseignants, le maître de stage, les parents et le jeune.
Le stage doit faire l’objet d’une évaluation portant sur les objectifs définis au départ.
Le système scolaire doit s’adapter au jeune et non l’inverse. Pour cela il est nécessaire de permettre au jeune d’avancer à son rythme. Il faut lui laisser le temps d’acquérir des bases solides, communes à tous afin qu’il puisse poursuivre une formation professionnelle et accéder, plus tard, à une formation continue.
Il est nécessaire également de développer les possibilités de passerelles et d’en faciliter l’accès, autrement dit, apprendre au jeune à naviguer.
L’orientation ne doit pas intervenir trop tôt. Cela doit se traduire concrètement par des propositions de formations pas trop spécialisées et qui permettent d’appréhender un domaine assez large (tel la santé par exemple) plutôt qu’un seul métier.
Il existe d’autres méthodes d’enseignement, d’autres expériences qui marchent pour les élèves décrocheurs par exemple, qui devraient être exploitées afin que tous aient les moyens de construire leur projet.
Il faudrait que la mission de suivi des élèves sortis du système scolaire soit effectivement assurée. D’après les textes, cette mission est de la compétence des établissements.
Les propositions concernant les familles
Il est apparu très fortement que les familles ont besoin d’être informées pour pouvoir accompagner leur enfant dans sa construction de projet.
Le rôle de la FCPE est de former des représentants de parents à cet effet. Concrètement, la FCPE pourrait être promoteur de « carrefour des métiers ». Elle pourrait mettre en place un fichier de parents référents d’une profession pour présenter la réalité d’un maximum de professions.
Les interventions de ces parents doivent être développées dans les établissements : Elles apporteraient une connaissance concrète des métiers et ainsi permettraient aux parents de remplir leur rôle de coéducateurs.
N’oublions pas, pour finir, que les moyens financiers des familles sont déterminants au moment du choix d’orientation. Il faut donc mener une action sur ce point.
Commission n°4
Groupe 2
« Le terme orientation ne devrait-il pas être abandonné ? »,
Partir d’une phase de repérage :
Il s’agit bien d’un projet à construire, projet tout au long de la vie ; et non d’une orientation.
Le projet doit démarrer en primaire, autour d’un document de constat de capacité qui serait détenu et géré par l’enfant et sa famille, en excluant le fichage.
Il faut apprendre à l’enfant qui est le sujet, l’acteur de son orientation, à repérer ses capacités, ses goûts dans une démarche positive, ouverte aux changements ;
Il faut permettre à l’enfant :
de savoir être
de savoir-faire
et, nouvelle notion, de savoir devenir.
De l’aveu d’un Inspecteur d’académie, l’orientation relèverait pour 5 % de l’Education nationale, pour 50 % des parents et pour 45 % de l’élève
41 % des élèves ont changé de choix entre la 6ème et la 3ème, d’où l’importance de laisser ouvert le choix d’orientation le plus tard possible.
La phase de construction :
La place de la découverte des métiers :
Donner la possibilité aux « aînés », jeunes professionnels avec quelques années d’expérience de venir présenter leur métier.
Présentation par les entreprises de leur métier.
Actuellement 70 % des métiers sont inconnus des élèves de l’école primaire. Il faut donc garder une grande ouverture pour ces jeunes.
Travailler sur l’image des métiers, sortir des stéréotypes et favoriser la mixité (maçon, auxiliaire de vie).
Il faut une connaissance réciproque des métiers par rapport aux enseignants et au monde de l’entreprise comme par exemple dans les lycées professionnels où l’on trouve une meilleure approche du monde professionnel avec toutefois une actualisation à faire régulièrement.
Le choix de l’orientation passe par des temps d’écoute, de dialogue et d’accompagnement du jeune et de sa famille en développant le partenariat interne-externe avec les acteurs : CIO, CDI, COPSY, professeurs principaux.
Les outils :
Il faut renforcer les moyens humains et matériels des acteurs cités pour créer de la disponibilité pour tous les élèves. Par exemple, en local, les forums des métiers organisés par les parents, l’école ou les collectivités territoriales en prenant soin de ne pas orienter par nécessité de bassin d’emploi, de ne pas répondre à la demande des entreprises à court terme mais bien de répondre au choix des jeunes.
Il faut travailler l’accompagnement des choix des jeunes sur l’ensemble du territoire national voire européen...
La deuxième chance
Le demande des parents est forte sur le droit pour toute personne de revenir à l’école de l’éducation nationale. Il faut intégrer le droit à l’erreur dans le choix de l’orientation.
Par exemple, dans un collège de la Meuse, on a créé un « CM3 » pour des enfants de primaire en difficulté.
On a également évoqué la possibilité de donner, après la 3ème, une année supplémentaire au jeune pour lui permettre de se construire, de mûrir son projet et d’éviter les sorties sans aucune perspective à la fin de la 3ème. Projet innovant à travailler.
Rôle de la FCPE
Comme l’indique notre slogan cette année, la meilleure façon de résister c’est d’agir.
Agir dans les CA des collèges pour exiger que l’orientation soit dans les projets pédagogiques voire en primaire dans les projets d’école.
Agir pour que l’accompagnement concerne tous les élèves, même ceux qui ne sont pas en difficulté.
Agir pour qu’au niveau de la FCPE nationale, la somme des connaissances des départements, soit centralisée puis relayée aux départements, aux conseils locaux et enfin à tous les parents.
Agir pour développer les réseaux parents-référent métier, pour développer la culture du partage.
Et être très vigilant avec les enfants qui sortent de 3ème sans orientation pour qu’ils ne soient pas laissés pour compte car c’est un constat d’échec pour tous.