mercredi 13 janvier 2010, par
La FCPE Hérault informe les parents d’élèves qu’un mouvement de grève contre les évaluations nationales en CM2 est prévu du lundi 18 janvier 2010 au vendredi 22 janvier 2010 dans les écoles élémentaires à l’appel de certains syndicats de l’enseignement.
La FCPE, par la voix de son Président dans une lettre au Ministre de l’éducation en date du 24 décembre 2009, réaffirme l’intérêt qu’elle porte à des évaluations dont l’objet serait d’estimer où en sont les élèves de primaire à différents moments de leur scolarité dans l’acquisition des objectifs attendus en fin de cycle, dans le cadre du socle commun. Il s’agirait ainsi de lutter contre l’échec scolaire et de mettre en place une pédagogie différenciée pour aider les élèves à effectuer leur scolarité, et en particulier leur passage dans le cycle suivant, dans de bonnes conditions.
Aussi, La FCPE souhaite que les évaluations se déroulent en début d’année scolaire et non au début d’année civile. Elles pourraient ainsi permettre à la fois aux élèves de se remémorer les apprentissages de l’année précédente, au moment de la rentrée et après la longue coupure estivale, et à leurs enseignants d’établir un diagnostic en début d’année sur les acquis de la classe afin d’adapter leur pédagogie. Elles auraient également l’avantage de proposer aux parents une présentation « objective » du niveau de leur enfant au sein de la classe, voire de la classe d’âge si les résultats en étaient compilés au niveau national.
La FCPE souligne le fait qu’en janvier, les enfants ne peuvent maîtriser l’ensemble des compétences attendues en fin de CM2, puisqu’ils n’ont pas travaillé une année scolaire complète sur les programmes.
De plus, si les résultats à ces évaluations devaient être transmis au chef d’établissement du collège où sera inscrit l’enfant en sixième, cela signifie que les dés sont jetés dès le mois de janvier et que l’année scolaire est donc de fait terminée. Qu’en est-il de la possibilité d’évolution de l’enfant entre le mois de janvier et le mois de juin ?
La FCPE demande une échelle d’évaluation plus progressive et qui laisse la place à des nuances plus fines qu’aujourd’hui. Il n’est en effet pas compréhensible pour des parents qu’un enfant qui a réussi un certain nombre d’items se voit attribuer un score nul car quelques uns ne seraient pas acquis.
La FCPE a également de fortes craintes quant à l’exploitation nationale de ces données par le moyen d’un fichier informatique sur lequel nous n’avons pas obtenu de garanties satisfaisantes. L’an dernier, un fort taux de non réponse a conduit le ministère a publié des résultats nationaux très peu fiables statistiquement parlant et auxquels certains font pourtant référence faute d’une connaissance complète de ce dossier.
Enfin, la FCPE tient à insister sur notre refus catégorique de l’hypothèse que de telles évaluations puissent être utilisées pour établir un quelconque classement des écoles, ni même publiées école par école, ce qui ne pourrait qu’accroître la concurrence scolaire entre écoles publiques, concurrence nuisible à la bonne marche du système éducatif et à la réussite de tous les enfants.