dimanche 24 mai 2009, par
La mise en œuvre d’outils et dispositifs sécuritaires dans les établissements scolaires inquiètent les parents FCPE. Elle traduit, par le choix de tels moyens, un projet pour l’école et au-delà, un projet de société que nous refusons. Nous, parents d’élèves FCPE, privilégions un autre choix, un autre projet éducatif pour l’École : celui de professionnels, éducateurs, qui accompagnent les enfants dans leur développement, et les aident à devenir des citoyens libres et responsables.
Dans tous les cas, nous exigeons une réflexion dans le temps avec tous les membres de la communauté éducative, sur les objectifs et moyens à mettre en place pour améliorer la vie quotidienne, les conditions d’apprentissage et d’enseignement, les relations humaines, et empêcher les dérives sécuritaires dans l’École.
L’échec scolaire est la résultante des difficultés scolaires qui peuvent intervenir à tout moment de la scolarité de l’élève. Celles-ci doivent donc être prises en compte par l’institution scolaire afin qu’elle puisse y remédier.
Pour ce faire, la FCPE 34 demande :
que les rythmes individuels d’apprentissage de l’élève soient respectés,
que les méthodes d’évaluation soient toujours progressives, intègrent les différentes compétences des élèves et favorisent leur épanouissement,
que l’orientation soit pensée d’une manière plus individualisée et que l’information sur l’orientation soit plus précoce,
que le lien parents/École soit nettement renforcé et particulièrement dans le second degré.
La FCPE 34 souhaite que le système éducatif se donne les moyens de proposer, notamment :
une formation spécifique, adaptée aux différentes étapes de la scolarité et continue des personnels d’éducation,
un renforcement de l’environnement d’aide (RASED et autres),
un soutien des élèves intégré dans la classe qui permette de mieux respecter leurs différents rythmes d’apprentissage et leurs difficultés,
des moyens renforcés pour les classes charnières : CP, 6ème et seconde, pour favoriser une meilleure transition,
des moments spécifiques de rencontres entre parents et enseignants, mis en place dans chaque école, favorisant échanges et dialogues.
Plutôt que de s’interroger sur l’échec scolaire, l’institution ne devrait-elle pas s’interroger sur son fonctionnement et s’adapter aux mutations de la société en révisant ses représentations ?