CDAPH et représentation des parents d’élèves
Communiqué de la FCPE34 du 20 juillet 2006
jeudi 20 juillet 2006, par
Lettre ouverte à :
Monsieur Paul-Jacques GUIOT
Inspection académique de l’Hérault
31 rue de l’Université
34058 MONTPELLIER Cedex 1
Montpellier, le 7 juillet 2006
Monsieur l’Inspecteur d’académie,
Au mépris des résultats aux élections de parents d’élèves, vous avez désigné la PEEP pour représenter les parents d’élèves à la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées de notre département.
Quand la FCPE représente plus de 82 % des voix accordées aux fédérations de parents d’élèves, vous désignez la PEEP titulaire du seul siège dévolu aux parents d’élèves à la CDAPH et vous octroyez à la FCPE les sièges de suppléants.
N’est-ce pas là un déni de démocratie ?
Depuis des années, les représentants de la FCPE sont présents dans les commissions de l’Education Spéciale (CCPE - CCSD - CDES et sous-commissions), à la commission Handiscol’ (et sous-commissions), travaillent au sein d’un collectif, Education Solidaire 34, composé essentiellement d’associations de parents d’enfants handicapés.
Ceci a demandé à nombre de nos délégués un gros investissement en temps, en énergie, mais cet investissement est incontournable si nous voulons pouvoir tenter d’aider les parents d’élèves dont l’enfant est handicapé.
Mais peut-être ne connaissez-vous pas notre implication, notre investissement dans ce domaine ? Il est vrai que depuis votre prise de fonction en octobre 2005, vous n’avez participé à aucune des réunions de la CDES alors que vous en êtes président une année calendaire sur deux. Il est vrai aussi que vous n’avez jamais réuni la commission Handiscol’ depuis votre arrivée, alors que celle-ci doit se tenir au moins trois fois par an et que vous en assurez la co-présidence avec le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales.
Pensez-vous qu’en nommant une fédération aussi minoritaire un travail effectif va être entrepris auprès des familles, dans les écoles ? Pour cela, il faut des parents, beaucoup de parents... qui décident d’y consacrer beaucoup de leur temps.
Mais peut-être ne souhaitez-vous pas favoriser la scolarisation (souvent difficile et douloureuse) des enfants en situation de handicap.
Quel intérêt avez-vous à nous écarter de la CDAPH ? Pensez-vous que si nous ne participons pas aux réunions de cette instance, nous aurons si peu d’informations que nous ne serons plus en capacité de repérer les manques dans l’Education Nationale ? Comptez-vous nous faire taire ? En attendant ce jour hypothétique, vous voudrez bien répondre à notre courrier du 9 juin dernier et nous expliquer ce que vous comptez faire pour apporter une solution adaptée aux besoins de la dizaine d’enfants en attente de places en UPI sur Montpellier et à la vingtaine d’enfants en attente d’une place en SEGPA sur Béziers.
Il est aberrant que vous n’ayez pas respecté le choix de l’ordre des personnes choisies par notre conseil départemental de parents d’élèves. Le bon sens et l’esprit des institutions démocratiques auraient voulu que notre choix soit respecté et que les trois premiers noms proposés soient conservés.
Face à notre mécontentement d’être débarqués de la CDAPH, vous nous avez proposé d’y siéger en alternance avec la PEEP.
Est-ce sérieux ?
Pensez-vous que l’aide que nous apportons aux parents, et leur représentation, puisse s’organiser par intermittence ?
Vous ne le savez peut être pas mais la CDAPH est composée, entre autres, d’associations de personnes handicapées. Ce sont les associations les plus représentatives. Dans notre département, seuls les parents d’élèves seront représentés par la fédération la moins représentative.
Monsieur l’Inspecteur d’académie, au-delà du déni démocratique, votre décision constitue un camouflet à l’investissement militant bénévole et nous ne l’acceptons pas.
Nous n’acceptons pas non plus que le Président du Conseil Général et le Préfet, parfaitement au courant de notre représentativité, aient signé l’arrêté de composition de la CDAPH.
Nous n’acceptons pas votre décision et vous demandons de donner à la FCPE la place qui lui revient dans cette instance.
Nous vous prions de recevoir, Monsieur l’Inspecteur d’académie, nos salutations militantes.
Marc Fourez
Président
Copies :
André Vézinhet, Président du Conseil Général de l’Hérault
Michel Thenault, Préfet de l’Hérault
Christian Nique, Recteur de l’académie de Montpellier
Direction Générale de l’Action Sociale
Ministère de l’Education nationale
FCPE
Presse