samedi 1er septembre 2001, par
Elles sont des classes d’un type totalement nouveau, qui permettent d’installer un trait d’union entre les structures Éducation nationale et les établissements spécialisés.
La CLIS est une classe à part entière de l’école
Elle accueille des enfants handicapés physiques, sensoriels ou mentaux. Elle constitue une forme d’intégration collective. Elle doit permettre à des élèves handicapés de suivre totalement ou partiellement une scolarité en milieu ordinaire.
Elle peut s’adresser à des enfants qui actuellement se trouvent dans des établissements spécialisés et pour lesquels une intégration totale ou partielle peut être souhaitée par l’équipe ou par la famille. Elle n’a pas de finalité thérapeutique.
La CLIS est une possibilité supplémentaire dans l’éventail de choix offert aux parents pour l’éducation de leur enfant handicapé.
L’effectif est limité à 12 élèves. Il est comptabilisé séparément des autres classes de l’école pour la carte scolaire.
L’admission est prononcée par la CCPE (Commission de Circonscription Préscolaire Élémentaire) et le plus souvent par la CDES en raison de la nécessité de prise en charge financière d’un soutien spécialisé. L’enfant doit être capable d’assumer les contraintes et les exigences minimales de comportement qu’impliqué la vie à l’école.
Il doit avoir acquis, ou être en voie d’acquérir, une capacité de communication compatible avec des enseignements scolaires, des situations de vie et d’éducation collectives.
Les principes et les objectifs de l’action pédagogique :
des attitudes positives face aux incapacités et aux handicaps ;
un enseignement adapté dont les références sont communes à tous.
L’action pédagogique a pour objectif, comme pour tout élève, le développement optimal de toutes les capacités, mais dans les conditions particulières créées par le handicap :
une étape dans le processus intégratif ;
un projet pédagogique pour le groupe ;
un projet pour chaque élève qui prend la forme d’un document écrit élaboré en liaison avec la famille.
Lorsqu’un enfant bénéficie de l’action d’intervenants spécialisés, le projet individuel intègre les dimensions thérapeutiques, éducatives et prévoit les modalités d’intervention.
Afin de réduire le handicap, seront utilisées toutes les aides techniques nécessaires : aménagement du poste de travail de l’écolier, appareillages, dispositifs divers.
Les enseignants
Dans une classe d’intégration scolaire (CLIS), l’enseignant est un instituteur ou un professeur des écoles spécialisé. Il est responsable de l’organisation de la scolarité de ses élèves et de l’évaluation des résultats obtenus dans le domaine scolaire ainsi que de ses méthodes et techniques pédagogiques. Il établit les liaisons nécessaires avec les intervenants spécialisés auxquels on peut avoir recours si la situation de certains élèves l’exige. La participation du maître de CLIS au conseil des maîtres garantit le bon fonctionnement de la CLIS dans l’école.
Lorsque des élèves de CLIS sont intégrés à temps partiel dans les classes ordinaires, le maître spécialisé participe au Conseil de cycle qui les concerne. La circulaire du 18/11/91 développe l’action pédagogique à mettre en œuvre dans les différents types de CLIS.
La création des CLIS est une réponse à une demande très forte d’intégration de la part des familles, demande légitime, même si parfois elle n’est pas réalisable ou adaptée au cas de l’enfant.
Elle résulte également d’une très nette modification du recrutement actuel des classes de perfectionnement. Le public accueilli est constitué pour la majeure partie d’enfants handicapés alors que ces classes étaient destinées à des enfants en grande difficulté scolaire.
Une explication parfois avancée : les enseignants savent mieux prendre en compte la difficulté scolaire.
L’UPI est une structure intégrée au collège. Elle accueille des adolescents et pré-adolescents entre 11 et 16 ans présentant diverses formes de handicap mental qui peuvent tirer profit en milieu ordinaire d’une scolarité adaptée à leur âge et à leurs capacités, à la nature et à l’importance de leur handicap.
Ce sont des élèves :
qui ne peuvent suivre une scolarité à temps complet dans une classe ordinaire et pour lesquels l’admission dans un établissement spécialisé peut être différée ;
qui sont pris en charge par un service ou un établissement spécialisé ;
qui manifestent des possibilités cognitives même si elles peuvent apparaître limitées dans l’instant.
L’admission est prononcé par la CDES lorsque l’intervention d’un SESSAD (Service éducatif spécialisé de soins à domicile) s’avère nécessaire.
La CCSD instruit les nouveaux dossiers, révise les dossiers déjà constitués, et suit la scolarité des élèves admis en UPI.
L’effectif d’une UPI est limité à 10. Il est comptabilisé séparément de celui des autres classes du collège.
Les élèves sont placés sous la responsabilité du chef d’établissement.
L’élaboration et la gestion du projet individualisé d’intégration engagent la responsabilité conjointe du principal du collège et du directeur de l’établissement spécialisé responsable du SESSAD.
Les principes et les objectifs de l’action pédagogique
Leurs objectifs prioritaires sont à la fois l’intégration scolaire (scolariser ces adolescents handicapés même très partiellement dans des classes ordinaires) et l’intégration sociale (les faire le plus possible participer à la vie de la communauté scolaire).
L’UPI assure une mission d’intégration répondant aux objectifs de l’école et prolongeant ceux des établissements et services spécialisés dans le souci commun de limiter les effets ségrégatifs des placements spécialisés dès lors que ceux-ci ne s’avèrent pas indispensables.
Comme pour tous les jeunes accueillis dans l’institution scolaire, sont recherchés le développement optimal des capacités cognitives, de l’efficience scolaire, de la sensibilité, du sens de la coopération, de la solidarité et du civisme.
Intégré dans le projet général de l’établissement, l’UPI définit son propre projet qui doit préciser les buts pédagogiques et les objectifs généraux poursuivis.
Le projet individualisé d’intégration et de formation définit pour chaque jeune intégré la nature des aides nécessaires ainsi les formes de la scolarité en UPI, (intégration partielle, totale, séquences avec les autres collégiens, etc).
Circulaire n°2001-035 du 21-2-2001
Scolarisation des élèves handicapés dans les établissements du second degré et développement des unités pédagogiques d’intégration.
Cette circulaire complète la circulaire n°95-125 du 17 mai 1995.
Elle concerne la mise en œuvre, dans chaque académie, d’un plan de scolarisation des élèves handicapés dans les collèges, lycées d’enseignement général et lycées professionnels.
Elle réaffirme que l’intégration individuelle, et les solutions de proximité qu’elle rend possible, continueront à être privilégiées lorsqu’elles correspondent aux besoins de l’élève et qu’elles sont conformes aux souhaits de ses parents.
Elle prévoit la création d’UPI pour des élèves présentant des déficiences sensorielles ou motrices et pour des élèves présentant des troubles importants des fonctions cognitives.
Elle précise les modalités de mise en place des UPI, leur fonctionnement.
Les enseignants
Les enseignants sont :
des professeurs des écoles titulaires de CAPSAIS option D,
des professeurs des lycées et collèges ayant reçu de préférence une formation appropriée,
les autres professeurs du collège pouvant intervenir ponctuellement pour des intégrations individuelles ou pour des activités spécifiques.
Fiche 3 - 03.05
MAJ 09.2001