Déclaration commune au Conseil Académique de l’Education Nationale du 14 juin 2010 à Montpellier
mercredi 16 juin 2010, par
Le Sénat vient de voter en première lecture le projet de loi instaurant un Défenseur des droits, au statut d’Institution indépendante, qui va absorber le Défenseur des enfants, institution créée en 2000 et votée à l’unanimité par le Parlement.
De nombreuses personnalités se sont fait l’écho des craintes de mise sous tutelle de cette institution, de perte de son indépendance et de l’efficacité dont elle a fait preuve.
L’enfant n’est pas un adulte, faut-il rappeler cette spécificité, et ses problèmes sont particuliers. Comment une organisation administrative lourde et complexe, aux centres d’intérêts divergents pourra-t-elle aussi bien prendre en compte l’intérêt de l’enfant dans ces conditions ?
Si « Le dernier rapport du Comité des droits de l’enfant de juin 2009 a reconnu le chemin parcouru par la France en dix ans, notamment dans le champ de la protection de l’enfance et du handicap », comme l’écrit Madame Versini, ce rapport a également « mis l’accent sur certaines évolutions contraires à l’esprit de la Convention internationale, notamment en matière de justice des mineurs ou de traitement des mineurs étrangers isolés » et souligné que la France aujourd’hui compte 2 millions d‘enfants pauvres, 600.000 enfants mal logés et 130.000 qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.
Il reste beaucoup à faire donc au Défenseur des enfants, trop en tout cas pour supprimer cette institution qui a fait la preuve de son efficacité et à qui l’on semble aujourd’hui reprocher son indépendance.
Les FCPE Aude – Gard - Hérault - Pyrénées Orientales s’opposent fermement à ce projet de loi et demandent que l’amendement initialement voté par le Sénat soit rétabli.
Les FCPE Aude – Gard - Hérault - Pyrénées Orientales en appellent à la mobilisation de toutes et de tous pour soutenir activement ce combat qui concerne tous les enfants.