La santé des plus pauvres

Insee Premi ?re n°1161 - octobre 2007

vendredi 26 octobre 2007, par Nathalie secrétariat


Les personnes aux revenus les plus faibles se perçoivent en moins bonne santé que le reste de la population. Si elles déclarent moins fréquemment certaines maladies courantes, comme celles des yeux, elles sont en revanche plus nombreuses, adultes comme enfants, à souffrir de certaines pathologies comme les maladies de l’appareil digestif ; 11 % des plus pauvres souffrent de caries contre 6 % du reste de la population. Elles vont par ailleurs moins souvent chez le médecin, surtout chez les spécialistes. Elles sont également moins bien couvertes : 22 % d’entre elles n’ont pas de complémentaire santé contre 7 % du reste de la population. Enfin, la prévention et le dépistage sont des pratiques beaucoup moins répandues parmi les personnes les plus pauvres, contribuant à creuser encore l’écart entre elles et le reste de la population.

Les enfants sont également concernés

Chez les enfants, on retrouve une forte prévalence des problèmes de dents par rapport aux autres maladies. Non seulement les enfants des ménages les plus modestes sont moins nombreux à bénéficier d’un suivi en orthodontie (6 % contre 10 % des autres enfants), mais ils ont également plus de caries (6 % contre 2 %). C’est pour les 18-35 ans que ces taux sont les plus élevés avec 16 % des plus pauvres qui souffrent de caries.

Chez les enfants des plus pauvres, l’asthme est également plus fréquent que dans le reste de la population (6 % contre 4 %). L’écart entre la part d’individus les plus pauvres n’ayant pas consulté de médecin au cours des douze derniers mois et celle des membres des autres ménages est plus important chez les enfants. Les enfants des ménages à bas revenus sont ainsi plus nombreux à n’avoir pas consulté de médecin généraliste au cours de l’année précédente (20 % contre 16 %). La différence est encore plus grande pour les médecins spécialistes auxquels 58 % des enfants de ménages modestes n’ont pas eu recours lors des douze derniers mois contre 41 % des autres enfants.

Plus d’information sur ce rapport : http://INSEE

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