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La précocité intellectuelle, comment la reconnaître ?

mercredi 30 avril 2003, par Paul Bramy


La précocité intellectuelle, comment la reconnaître ? Par Michèle Bringer Conseil Local de Baillargues

Conférence organisée sur ce thème à l’école de Baillargues par des parents d’élèves

Quelques enfants (estimation de 1 ou 2 par classe) sont en souffrance (angoisses, somatisations) et en échec scolaire. Ils ont un QI plus élevé que la moyenne, donc en avance sur le plan intellectuel, mais le physique, l’effectif évoluent comme ceux des autres enfants. Ils fonctionnent sur un mode de pensée et de raisonnement différent., ce qui rend difficile leur adaptation scolaire et sociale.

Le repérage se fait à partir d’un bilan psychologique, avec un test d’intelligence - qui se révèle souvent > 125 - et un bilan de personnalité qui révèle certains signes particuliers (constats d’enfants distraits, ayant beaucoup d’humour, une grande sensibilité à l’injustice, aimant discuter avec les adultes, très curieux, avec un vocabulaire riche ...). Il y a chez eux un décalage entre la rapidité de compréhension et la capacité d’apprentissage : enfants qui n’aiment pas travailler, ne savent pas expliquer une réponse, ont des difficultés à se concentrer. Dans certains cas, on peut voir une organisation pathologique de la personnalité avec obsessions, angoisses, tics, dévalorisation d’eux-mêmes, comportement de bébé. Beaucoup d’entre eux sont en échec scolaire.

Que faire devant ces enfants ?

- En famille. Comment gérer ? Il faut éviter de tout ramener à la précocité, en ayant un cadre éducatif précis, en les aidant à gérer le décalage entre développement intellectuel et immaturité affective.

Leur apprendre à travailler le raisonnement et pas seulement leur intuition. Leur faire acquérir une méthode de travail. Leur donner le sens de l’effort, par l’apprentissage de la musique, du sport, afin de leur permettre de prendre confiance entre eux.

- A l’école. Aucun texte de l’Education nationale ne concerne ces enfants en particulier, mais la loi d’orientation de 1989 précise que le service scolaire est conçu en fonction de l’élève. Pour les enfants en difficulté, la pédagogie différenciée, la mise en place des cycles permettent de mieux correspondre aux besoins et spécificité de chaque enfant (ex. : moduler les horaires, éviter l’ennui de l’enfant, lui permettre d’être lui-même tuteur, diversifier les supports, les exercices, décloisonner ... tout cela facilite l’intégration de ces enfants mais nécessite de la bonne volonté et un investissement énorme de l’enseignant, des temps de concertation (pas évident à organiser ...).

Des classes spécifiques ont été expérimentées et abandonnées : il est préférable de laisser les enfants dans des classes normales.

Des associations, comme l’A.N.P.E.I.P. (Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces - tél. 04 67 65 45 64, 04 67 64 95 65), rassemble des familles, permet des échanges, un soutien, des rencontres entre ces enfants.

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