Une publication de l’INSEE
jeudi 22 novembre 2007, par
Comme chaque année, l’Insee propose dans « France, portrait social » le bilan des évolutions économiques et sociales observées au cours de l’année écoulée. Cette édition 2007 s’intéresse plus particulièrement à l’évolution de la composition du patrimoine des ménages entre 1997 et 2003, à la destinée sociale selon le nombre de frères et sœurs, ainsi qu’à l’influence sur le niveau de vie des transferts publics liés à la santé. S’ajoute à ces thèmes d’actualité, une trentaine de fiches thématiques. Elles présentent une sélection d’indicateurs du domaine social accompagnés de commentaires et de définitions. Des comparaisons européennes complètent l’ensemble.
source : INSEE
En général, on occupe une position sociale d’autant moins favorable qu’on a plus de frères et soeurs. Ces différences de destinée sociale pourraient s’expliquer par un nombre de frères et soeurs plus élevé dans les milieux modestes. Cependant, à origine sociale donnée, les différences de destinée sociale restent liées à la taille de la famille d’origine. Cette relation ancienne est persistante. Elle est plus visible pour les femmes et pour les enfants d’ouvriers et d’employés. Les différences de destinée socioprofessionnelle découlent en grande partie de celles des diplômes obtenus. Elles s’expliquent par une répartition inégale des ressources familiales, mais aussi par d’autres facteurs tels que les styles éducatifs. Un effet propre et défavorable de la taille de la famille, qui serait indépendant des caractéristiques sociales auxquelles elle est liée, peut être mis en évidence à partir d’un nombre de frères et soeurs assez élevé (quatre ou plus). Dans les familles de taille petite ou moyenne, le nombre de frères et soeurs ne semble en revanche pas avoir par lui-même d’influence négative sur la destinée sociale.
source : INSEE