En finir avec le bizutage

samedi 9 septembre 2006, par FCPE 34

Avec le soutien de : UNEF, UNL, FCPE, SNPDEN, SGEN-CFDT, SNESup, SUP recherche, UNSA Education, CDEFI, CGE, CPU, LMDE, MAE, MGEN


Le Comité national contre le bizutage publie un document tiré à 100 000 exemplaires intitulé "En finir avec le bizutage"

En cette période de rentrée scolaire, journées et défis d’intégrations se multiplient dans les établissements du supérieur.

Pratique en recrudescence selon le CNCB, le bizutage reste "encore très présent". Autrefois cantonné aux grandes écoles ou classes préparatoires, le phénomène se répand peu à peu dans le second degré.

Présidente du CNCB, Marie-France Henry a déclaré lors d’une conférence de presse à Paris, que ce phénomène touchait "des établissements très divers", citant les statistiques du ministère de l’Education faisant état de 294 cas recensés en 2004-2005 au titre des actes de violence dans les lycées. Elle note une augmentation de 11% par rapport à l’année précédente, après une progression de 10%.

"On a bien senti qu’il n’y avait pas que des phénomène de bizutage au sens traditionnel, il y avait aussi beaucoup de phénomènes de déviances de ce que l’on appelle les journées ou les semaines d’intégration", a-t-il ajouté, citant des "problèmes de consommation d’alcool, parfois aussi de sexisme, etc".

Les syndicats étudiants dénoncent également une dérive sémantique. Nicolas Gougain, représentant du syndicat étudiant de l’UNEF parle d’un "glissement sémantique parce qu’il y a une loi qui dit : on condamne le bizutage, donc c’est super, si on dit week-end d’intégration, ça marche".

La loi du 18 juin 1998 interdisant le bizutage, réprimé comme un délit, "n’est malheureusement pas appliquée", a estimé la présidente du CNCB. "On voit bien quel type de sanctions sont prises, elles sont dérisoires", a-t-elle déploré.

La plaquette devrait lever le voile sur ces pratiques parfois passées sous silence. Elle explique la loi et indique la conduite à adopter pour y faire face. L’intégration ne devrait pas se faire à n’importe quel prix.

France2 le 7 septembre 2006


Le Comité contre le bizutage publie un document contre cette pratique

Le Comité national contre le bizutage (CNCB) a rendu publique jeudi une plaquette tirée à 100.000 exemplaires intitulée "En finir avec le bizutage", une pratique persistante, voire en recrudescence selon lui, notamment sous forme de journées "d’intégration".

"Malheureusement, le bizutage est encore très présent", a déclaré lors d’une conférence de presse à Paris la présidente du CNCB Marie-France Henry, ajoutant que le phénomène touchait "des établissements très divers", citant les statistiques du ministère de l’Education faisant état de 294 cas recensés en 2004-2005 au titre des actes de violence dans les lycées, en augmentation de 11% par rapport à l’année précédente, après une porgression de 10%.

Selon Jacques Sirot, du Syndicat des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), il existe un "phénomène de contagion" de ces pratiques de l’enseignement supérieur "vers les établissements du second degré".

"On a bien senti qu’il n’y avait pas que des phénomène de bizutage au sens traditionnel, il y avait aussi beaucoup de phénomènes de déviances de ce que l’on appelle les journées ou les semaines d’intégration", a-t-il ajouté, citant "des problèmes de consommation d’alcool, parfois aussi de sexisme, etc".

Selon Nicolas Gougain, représentant du syndicat étudiant Unef, "il y a un glissement sémantique parce qu’il y a une loi qui dit : on condamne le bizutage, donc c’est super, si on dit week-end d’intégration, ça marche".

La loi du 18 juin 1998 interdisant le bizutage, réprimé comme un délit, "n’est malheureusement pas appliquée", a estimé la présidente du CNCB. "On voit bien quel type de sanctions sont prises, elles sont dérisoires", a-t-elle déploré.

La plaquette, tirée à 100.000 exemplaires selon le CNCB, explique le bizutage, la loi, et indique la conduite à adopter pour y faire face.

Dépêche Voilà du 7 septembre 2006


Consulter la plaquette en ligne sur le site du CNCB.

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