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Discours d’ouverture par le Président, Faride Hamana

62 ?me congr ?s national de la FCPE ? Epinal les 10, 11 et 12 mai 2008

mardi 13 mai 2008, par Nathalie secrétariat


Monsieur le Maire d’Epinal,
Madame la représentante du Président du Conseil général,
Monsieur le représentant du Conseil régional,
Mesdames, Messieurs les invités,
Chers congressistes, chers amis, chères amies,
Cher Paul,

Bienvenue au 62ème congrès national de la FCPE qui se déroule cette année à Epinal.

Epinal, est aussi à maints égards emblématique des questions qui traversent actuellement le monde de l’éducation.

Epinal, que nous connaissons tous comme la capitale mondiale de l’image, avec ses devinettes plus ou moins complexes à découvrir, avec ses stéréotypes au sens propre de l’imprimerie mais aussi au sens figuré, avec ses personnages stylisés qui ont marqué la vie et l’enfance de millions de personnes depuis plus de deux siècles.

Une des premières choses que l’on apprend en arrivant à Epinal c’est à distinguer une affiche d’une image.

Et bon nombre de ces images et de ces histoires ont permis à des générations d’enfants d’accéder à une culture commune : littéraire, historique, scientifique et politique.

C’est cette dimension éducative et culturelle que l’on retrouvait aussi dans les premiers manuels scolaires.

Epinal, capitale des Vosges avec sa célèbre ligne bleue, comme l’écrivait dans son testament un dénommé Jules Ferry, ancien député de Saint-Dié, ministre de l’Instruction publique, défenseur de l’école laïque et fondateur de l’école républicaine. Rappelons quelques faits :
- retrait à l’enseignement privé de la collection des grades universitaires - 12 mars 1880 ;
- gratuité de l’enseignement primaire - 16 juin 1881 ;
- loi relative à l’obligation et à la laïcité de l’enseignement du 28 mars 1882. Ces textes fondateurs vous les connaissez, mais ils prennent une dimension particulière aujourd’hui.

Loin du stérile débat entre républicains et pédagogues, loin de cet hypothétique et mythique « âge d’or » de l’école centrée sur des soi-disant fondamentaux scolaires mais surtout loin de la vision surannée de la laïcité que l’on essaie de distiller.

Souvenons-nous de la lettre aux instituteurs de Jules Ferry, à laquelle nous devons associer Ferdinand Buisson.

Dans cette lettre, Jules Ferry que je cite déclarait à propos de l’Education morale et l’Instruction civique : « La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d’une part, elle met en dehors du programme obligatoire l’enseignement de tout dogme particulier ; d’autre part, elle y place au premier rang l’enseignement moral et civique. L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Eglise, l’instruction morale à l’école. Le législateur n’a donc pas entendu faire une oeuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l’école de l’Eglise, d’assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral : c’eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. [...] ».

Nous sommes bien loin des propos tenus par le Président de la République qui, à peine devenu chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran, récidiviste à Riyad et à Alger, se permet d’évoquer le rôle civilisateur des religions, et revendique une laïcité positive. Ou encore, compare, de açon consternante les prêtres et les instituteurs. Comparaison qu’il réitère récemment en se justifiant d’un : « car ils ne font pas la même profession ». La honte ultime !

Ces propos sont affligeants, consternants et inquiétants. Affligeants lorsque le Président de la République revisite l’histoire de France et ses racines essentiellement chrétiennes. Consternants lorsqu’il ajoute un adjectif au mot laïcité : la laïcité n’a pas besoin d’adjectif ni positif ni négatif. La laïcité se suffit à elle-même.

Inquiétants car, au-delà des gesticulations, c’est l’équilibre de la loi de 1905 qui est visé. Et lorsque le Président de la République énonce qu’il « sait que l’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une restructuration rétrospective du passé », il fragilise volontairement la loi de 1905.

A quel dessein ? Avec de telles déclarations, le Président de la République, qui par ailleurs s’installe aisément sur le registre mémorial et compassionnel, porte atteinte à la mémoire de Briand et de Jaurès et au-delà de nos frontières à tous les militants qui luttent pour se libérer de l’emprise des religions et des dogmes au risque de leur vie. Avec les 150 000 pétitionnaires de l’appel « sauvegardons la laïcité de la République » et les 145 organisations, nous serons particulièrement vigilants et prêts à nous mobiliser plus largement pour préserver une des valeurs fondatrices de notre République.

Mais, ces atteintes à la laïcité et au service public se retrouvent aussi dans le domaine de l’éducation. Sous couvert de plus de mixité sociale, le gouvernement accorde des aides financières pour le développement des établissements privés dans les quartiers difficiles. Le gouvernement accorde au privé une dotation proportionnellement identique à celle du public pour les stages de remise à niveau. Et n’oublions pas l’article 89, que le gouvernement a soigneusement évité de censurer alors qu’il en avait l’opportunité législative. L’intention est claire. Par ces mesures c’est le contrat républicain qui lie la nation à son école publique, qui est visée. Nous n’accepterons pas la banalisation des rapports école publique - école privée. L’Ecole de la République n’est pas l’école confessionnelle.

L’Ecole de la République est celle qui accueille gratuitement tous les enfants sans distinction sociale ni de religion. C’est l’école laïque et gratuite pour tous. La politique éducative menée par le gouvernement suscite de multiples autres inquiétudes légitimes. D’abord parce qu’elle est pilotée par la seule logique budgétaire. Que l’on ne nous dise pas que ces réformes sont guidées par la volonté d’améliorer les résultats des élèves. Nous savons bien qu’elles s’inscrivent dans la logique de la révision générale des politiques publiques dont l’axe principal est de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Et comme l’Education nationale est le principal employeur de fonctionnaires, le vivier des suppressions de postes y est pleinement assuré !

La réduction massive de postes pour la rentrée 2008 et celles prévues pour les 3 ans à venir ne peuvent que nous inquiéter. Ce sont autant de classes supprimées qui entraînent la surcharge d’autres. Ce sont autant d’options supprimées. Ce sont autant d’établissements qui bouclent leurs dotations horaires par des heures supplémentaires ce qui ne garantit en rien la réalisation des programmes !

Certains académies font même désormais appel à des enseignants à la retraite pour assurer le service de remplacement, au lieu de recruter des jeunes !

On ronge l’os ! A un tel point que nous que l’on a désormais recours aux enseignants à la retraite pour assurer les remplacements au lieu de recruter des jeunes.

Nous refusons que l’Education nationale devienne la variable d’ajustement d’une politique d’austérité budgétaire. Nous refusons ce pilotage qui consiste à faire des suppressions de moyens le mode de participation de l’Education nationale à la dette de l’Etat.

L’Ecole n’est pas une dette, c’est un investissement, un investissement dans l’avenir de nos enfants et de notre société. A ce titre, la FCPE soutient pleinement les mouvements de protestation en cours. Elle soutient notamment les lycéens et refuse que les conseils de discipline soient détournés de leur objet pour exclure et sanctionner les jeunes. Et j’affirme que la FCPE sera entièrement solidaire des lycéens dans la défense de leurs droits.

A ce propos, je voudrais répondre à la Présidente de la PEEP qui affirment que les parents de la FCPE manipulent et mettent les lycéens en danger en les appelant à manifester.

Manifestement, la PEEP ne sait pas comment fonctionne un lycéen ni une organisation lycéenne.

Les lycéens disposent de la même information que tous les membres de la communauté éducative et sont à même d’en tirer les conséquences.

Ils sont capables en tant que jeunes adultes de comprendre le sens des changements en cours.

La FCPE affirme que les jeunes sont en capacité de s’exprimer et de décider par eux-mêmes.

Autant les propos sur la FCPE m’indiffèrent, autant j’estime que cette fédération de parents d’élèves manque de respect aux lycéens qui manifestent leur inquiétude en l’avenir. A la FCPE, nous estimons que les jeunes doivent être connus, respectés, et aussi qu’ils doivent exercer leurs droits dans le cadre d’une véritable éducation à la citoyenneté. Cette éducation à la citoyenneté comporte dans les textes fondamentaux, comme dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le droit pour tous de contester et de protester. L’Ecole est, non seulement un lieu d’apprentissage des savoirs, mais aussi un lieu d’éducation à la vie.

Dans cet espace éducatif, les jeunes doivent pouvoir exercer pleinement leurs droits. Alors en manifestant les lycéens n’ont fait qu’appliquer ce principe fondamental : ce sont leurs travaux pratiques. La FCPE milite pour que le jeune devienne un acteur autonome, libre de ses choix, afin de le préparer à prendre sa place dans la société, en citoyen libre et responsable. Voici une de nos différences avec l’autre fédération.

Nous nous distinguons également de la PEEP sur la réforme du primaire qui omporte deux volets.

Le premier concerne la nouvelle architecture de la semaine qui se décompose en 24 heures plus 2 heures d’aide individualisée. Cette disposition est critiquable, car elle ampute l’année de 72 heures d’enseignement, elle crée des organisations hebdomadaires aléatoires mais surtout parce qu’elle externalise le soutien aux enfants en difficulté.

Comment peut-on accepter un temps scolaire obligatoire de 24 heures auxquelles vont se rajouter pour certains deux heures facultatives. Nous devons combattre l’externalisation du temps scolaire et militer pour que l’aide aux enfants en difficulté soit réintégrée dans le temps scolaire afin d’être accessible à tous les enfants.

Quant aux stages de remédiation, outre le fait qu’ils stigmatisent les enfants et les privent de vacances et de repos, comment croire qu’en quinze heures un enfant va pouvoir combler des lacunes qu’il traîne parfois depuis plusieurs années ? C’est une illusion.

Le soutien aux enfants qui rencontrent des difficultés : c’est toute l’année, pour tous et avec les RASED.

Le deuxième volet concerne les programmes. Ici, la réforme « pèche » autant par la méthode que par son contenu. Quelle urgence y avait-il à refondre les programmes de 2002, que par ailleurs le ministre avait préfacés de façon élogieuse dans un ouvrage les publiant en 2004, alors qu’ils avaient déjà été modifiés en 2007 ? Sur quel fondement s’appuie cette réécriture alors qu’aucune évaluation n’a été réalisée ? Les résultats obtenus par l’enquête PISA 2003 ou PISA 2006 décrétaient-ils la refonte des programmes de 2002 ? Rappelons que les jeunes évalués dans le panel PISA ont plus de 15 ans...

En revanche, et au mieux, ceux qui ont suivi l’intégralité des programmes de 2002 sont âgés de 12 ans et se trouvent en 6ème, donc hors de portée de l’enquête PISA. On se sert de l’enquête PISA comme d’un prétexte ou plutôt comme d’un écran de fumée pour justifier l’absence d’évaluation des programmes. Quant à la concertation, elle confine à l’irrespect des parents et des enseignants tant es modalités sont ridicules. Quel est le projet du ministre ? Recentrer sur les fondamentaux : lire, écrire et compter...

A ces mots, les corbeaux de l’école ne se sentent plus de joie ! Et de coasser en trépignant sur le thème du retour aux fondamentaux. C’est-à-dire sur l’enseignement du français et des mathématiques. Comme si, depuis 1882 les instituteurs d’hier et les professeurs des écoles d’aujourd’hui n’enseignaient plus la langue française, ni les mathématiques. Là encore on leurre l’opinion publique.

Car en vérité ces programmes sont alourdis, devenus mécaniques, générant l’ennui qui découragera les enfants curieux et ayant envie d’apprendre. Les rédacteurs de ces programmes veulent être fidèles à Jules Ferry. Ils empruntent les formules du programme d’Instruction civique et morale de 1882. Mais en insistant sur la place de la mémorisation comme mode d’apprentissage, il tourne le dos aux recommandations de Ferry et Buisson qui écrivaient que la méthode à suivre : « ne peut consister ni dans une suite de procédés mécaniques, ni dans le seul apprentissage de ces premiers instruments de la communication, la lecture, l’écriture, le calcul, ni dans une froide succession de leçons ».

Et d’ajouter « la seule méthode qui convienne à l’enseignement primaire est celle qui fit intervenir tout à tour le maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire entre ux et lui un continuel échange d’idées sous des formes variées et ingénieusement graduées ».

Nous ne pouvons que redouter les conséquences sur la réussite des enfants, sur les élèves rencontrant des difficultés qui seront rapidement noyés, en dépit, des heures de soutien, mais aussi sur les écarts socioculturels qui se creuseront.

Ce qui surprend également dans ces programmes, c’est leur vision particulière de l’enfant. Il y a la pensée magique qui consiste à croire que les notions seront assimilées et les objectifs atteints comme par exemple être capable d’écrire une dictée sans erreurs à la fin du CM2 ou de penser que tous les enfants maîtriseront tous les relations grapho-phoniques au début du CP.

En fait, il apparaît que l’enfant idéal de ces programmes, est un enfant passif, récepteur qui passe son temps à l’école et aussi à la maison à bachoter, à ingurgiter des connaissances parfois vides de sens et sortie de tout contexte.

Il ne faut pas oublier, Monsieur le ministre, que les enseignants enseignent avant tout à des enfants !

Ce n’est pas cette école que nous voulons et nous demandons au ministre un moratoire pour mettre en place une évolution raisonnable et normale des programmes.

Réformer l’école c’est possible.

Ce fut possible en 2002 en prenant le temps de la réflexion pendant plusieurs mois, et en recherchant un véritable consensus entre tous les membres de la communauté éducative.

Ce n’est qu’ainsi que la réforme de notre système éducatif se fera dans l’intérêt des enfants et de leur avenir.

A Epinal, nous sommes là aussi pour parler de l’avenir de la FCPE, et pour travailler à notre projet éducatif.

Un projet éducatif pour l’avenir de nos enfants.

Un projet pour tous les parents qui partagent nos valeurs

Un projet de notre fédération

Nous sommes à la fin première étape : celle qui va nous permettre de réfléchir ensemble, et qui va aussi permettre à chacun de contribuer à la construction du nouveau projet éducatif.

La deuxième étape sera celle du congrès de Saint-Étienne où nous achèverons le travail engagé il y a un an.

Notre réflexion doit partir de l’évolution de notre société, et doit se projeter raisonnablement sur l’avenir s

Tout d’abord des enfants et des jeunes qui vont vivre dans un univers technologique en constant développement car il nous faut préparer un système éducatif pour les enfants de demain.

Internet, et tous les outils de communication de plus en plus sophistiqués donnent à l’enfant l’illusion de la liberté, et de l’absence de règles. Il n’en est rien. Trop de jeunes se font piéger par ces outils De plus, ces outils de plus en plus utilisés pour l’éducation mais aussi pour la gestion des établissements et des élèves, préparent en fait une société technologique avancée ou l’espace de l’intimité se réduit, ou on initie et habitue les jeunes à des formes de contrôle social sous couvert de sécurité ou de gestion.

En se projetant dix et quinze ans en avant, on ne peut que prévoir l’intensification de ces procédés. Bien sûr ils sont des outils de production, de création et d’échange devenus indispensables mais ils sont aussi potentiellement porteurs d’une rupture avec les conditions actuelles d’exercice de nos libertés.

Il nous faut trouver un juste équilibre entre une vision idéalisée de la technologie style « Star Trek » opposée à une vision paranoïde de type « ORWELLIEN ». Mais dans le même temps, ces outils modifient profondément les conditions d’apprentissage.

Peut-on envisager dans les années qui viennent, que des élèves passent moins de temps sur des cours magistraux et plus sur des projets qui les impliquent davantage dans l’acquisition des connaissances ; Mais aussi qui leur permettent de trouver les ressources d’aide nécessaires. Cela transforme profondément le métier d’enseignant mais aussi du lycéen que l’on doit considérer et traiter comme de jeunes adultes. Et donc, ils doivent disposer d’un véritable statut au sein de l’institution. Mais cette éducation doit toujours et probablement plus encore être fondée sur des valeurs humanistes où l’enfant reste au coeur du système éducatif.

Le deuxième axe de notre réflexion concerne les parents. Parents, Parents d’élèves Parent citoyen : Nous avons largement décliné ce triptyque sans pour autant l’intégrer dans notre projet et dans notre fonctionnement. Aujourd’hui le modèle familial est multiforme : nucléaire, monoparental, homoparental ou recomposé.

Cette diversité a des conséquences sur les rapports entre la famille, l’école et l’enfant.

Elle interroge sur la place et le rôle des parents mais aussi sur celui du beau parent qui au quotidien partage la vie et l’éducation de l’enfant de l’autre. A nous de prendre en compte ces dimensions dans notre réflexion et d’y adjoindre la question de l’adhésion individuelle au sein de notre fédération.

La parentalité est un champ d’activité que bon nombre de départements connaisse que cela soit :
- à travers les réseaux d’aide à la parentalité,
- à travers les activités et services aux parents ou encore en partenariat avec les associations familiales laïques.

Dans les faits notre place va au delà : Car la FCPE défend les parents sans papiers. Car la FCPE défend les intérêts des familles à travers l’allocation de rentrée scolaire ou encore contre le projet de réforme des allocations familiales.

Car c’est la FCPE qui est en pointe sur les sujets de santé des jeunes. C’est encore la FCPE qui représente les usagers des services publics auprès de l’Etat.

Nous avons une légitimité incontestable car notre représentativité est issue des élections.

Nous avons donc une responsabilité particulière dans notre combat contre les inégalités scolaires et sociales parce que les deux sont liées.

Il nous faut réfléchir et agir pour que les rapports entre la famille et l’école soient plus justes et plus équitables et pour que les conditions de vie des familles et des enfants soient réellement prises en compte pour une société plus égalitaire et plus solidaire. Nous sommes le 10 mai 2008. Cette date en rappelle d’autres.

Nous sommes dans une année en 8 à Epinal département 88 entre deux dates symboliques 1958 et le changement de Constitution et Mai 1968 et les fameux événements.

Mai 2008, ce sont des mobilisations importantes pour l’avenir de notre système éducatif et pour l’ensemble des services publics. Il faut dénoncer les mesures de restriction et d’austérité de la RGPP et j’appelle les parents à se mobiliser fortement lors des journées unitaires.

Alors disons à ceux qui n’ont pas aimé mai 68 qu’ils n’aimeront pas mai 2008. Je déclare ouvert le 62ème Congres de la FCPE à Epinal.

Bon congrès à tous et à tous.

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