La FCPE m ?ne une action constante sur plusieurs points.
samedi 9 février 2002, par
La FCPE, de la Libération à nos jours, mènera une action incessante pour la défense de l’idéal laïque (création du CNAL en 1953). Elle s’opposera aux lois Marie et Barangé (1951), Debré (1959), Debré-Pompidou (1971), Guermeur (1977) d’aide à l’enseignement privé. Le serment de Vincennes (1960), le recueil de 10.813.697 signatures, la grève du 20 avril 1971 n’empêcheront pas le renforcement de l’aide à l’enseignement privé. Le rassemblement du 9 mai 1982, auquel participaient le Premier Ministre et sept ministres, regroupait trois cent mille laïques attachés à l’instauration du grand service public, unifié et laïque de l’Education nationale.
En janvier 1994, la FCPE joint ses forces à la véritable marée laïque qui, en un cortège de 12 kilomètres, déferle dans les rues de la capitale.
L’affaire Finaly (1950) opposant confessionnels et laïques marquera, sans aucun doute, le point de départ de la prise de conscience selon laquelle les droits de l’enfant s’inscrivent dans les Droits de l’Homme.
La FCPE, en 1951, participe à la conférence nationale du Comité national de l’Enfance qui adoptera une Charte de l’Enfance. En 1952, elle participe, à Vienne, à une conférence internationale de l’enfance. La déclaration universelle des Droits de l’enfant y puisera ses sources. En France, la FCPE prend parti pour le jeune Guiot aux côtés de la jeunesse. De même, en mai 1968, en 1971 (en reconnaissant le syndicalisme étudiant comme seul représentatif), en 1980, lors du colloque du CNAL sur les Droits de l’enfant.
En 1996, lors de son congrès de Villeurbanne, la FCPE fait de la gratuité une de ses priorités. Avec d’autres organisations, elle signe en 1997 la "Charte de la gratuité" et s’engage à en défendre les principes, à combattre les dérives et à œuvrer pour une totale gratuité de l’Éducation.
Après s’être opposé au décret Poinso-Chapuis (1948) qui entendait développer le rôle de l’UNAF dans le domaine de l’instruction, le Congrès de Tours (1954) souhaite "orienter l’action fédérale vers une politique d’action familiale et sociale" ; la FCPE étudie, au congrès de Paris en 1955, la question du mouvement familial et de l’attitude à adopter à son égard. La politique familiale, notamment dans le domaine des aides (bourses d’enseignement et gratuité des transports, manuels scolaires), restera une préoccupation de la FCPE. L’action sera particulièrement vive en 1970 (grève du paiement des frais de pension et grève scolaire) lorsque les familles seront contraintes à participer à la rétribution des personnels. Dès 1954, elle met en place un service d’assurance en responsabilité civile individuelle. En 1966, la FCPE et l’AMU-UMU réalisent un accord (renouvelé en 1980) pour offrir en commun les propositions d’assurances des Mutuelles Accidents Élèves (MAE).
Favorable, dès sa création, à la réforme du Plan Langevin-Wallon (1947), la FCPE participera au rassemblement d’Alfortville (1958) qui marquera la volonté des laïques de promouvoir la démocratisation de l’enseignement, de faire triompher un projet de réforme instaurant "un tronc commun" et assurant le développement complet et harmonieux de l’individu. Le Projet d’école fédéral (1974-1975-1976-1977-1978) définissait les principes d’un ensemble cohérent et global assurant la continuité éducative dans une école de la réussite pour tous, ouverte sur le monde. Le plan d’urgence (1974), les conclusions des commissions de congrès - et notamment ceux de Bordeaux en 1982 et Lens en 1983 - confirmaient la place et le rôle des jeunes dans un système organisé pour eux. Prolongation de la scolarité, diminution des effectifs, accueil en maternelle (colloque 1975 et 1980), formation des personnels, rythmes scolaires (1956-1978-1979) tracent les principales lignes de forces revendicatives qui ont permis à la FCPE de répondre à l’ensemble des concertations sur l’éducation (colloque Fontanet, réforme en 1975, missions enseignement agricole, premier degré, Legrand et Prost en 1982 et 1983) ... Dès l’origine, la fédération s’attache à l’étude des problèmes particuliers : dépistage à l’école maternelle (1950), scolarisation des enfants handicapés (1950), leur intégration (1981-1982), scolarisation des enfants immigrés et des non sédentaires, orientation, formation professionnelle des jeunes filles (1983), cultures et langues régionales (1981).
Fondement même du mouvement parents d’élèves, la participation à l’organisation de la scolarité explicitement rappelée aux congrès de Paris (1952) et de Tours (1954), sera obtenue rapidement dans les conseils créés auprès du ministre de l’Éducation nationale, dans les établissement de premier et second degrés en 1969. La réforme Haby (1975) modifiera ces structures en créant les comités de parents. La FCPE négocie avec le ministère leur transformation. La loi du 22 juillet 1983 introduit les usagers dans les nouveaux conseils départementaux de l’Éducation nationale. Pour permettre la participation des parents, la FCPE revendique un statut du délégué-parent (autorisations d’absence et dédommagements) déjà obtenu pour les commissions de l’enfance handicapée (1975) et celles de l’enseignement technique (1980). La FCPE poursuit son action.