CAEN du 15 octobre 2004

Déclaration de la FCPE

vendredi 15 octobre 2004, par Marc Fourez


Vendredi 15 octobre à 15h, s’est tenu à Montpellier un Conseil Académique de l’Education Nationale.
Le seul point initialement à l’ordre du jour de cette instance régionale concernait le traitement du jour de solidarité nationale.
Un additif nous a informé qu’il était aussi prévu une intervention du Conseil Régional sur le projet de Plan Régional de Formation des jeunes (P.R.D.F.).
La FCPE s’est déplacée et a fait la déclaration suivante :


CAEN du 15 octobre 2004

Déclaration

La convocation d’un CAEN à un horaire indécent, qui plus est le jour des élections scolaires, montre le tout mépris de l’administration pour l’investissement bénévole des parents d’élèves au sein du système éducatif. La FCPE tient à exprimer son indignation et rappelle l’urgence qu’il y a à mettre en place un statut de délégué parent et à tenir compte des exigences de la vie familiale et professionnelle de chacun pour que les parents élus puissent tenir leur place au sein de la communauté éducative.

Concernant l’éventuelle suppression d’un jour férié pour les personnels de l’éducation nationale, outre le fait qu’elle n’en voit pas l’utilité, la FCPE rappelle qu’une telle mesure ne saurait concerner les élèves, ni les parents, sachant qu’une éventuelle modification de la durée de l’année scolaire devrait être soumise au Conseil Supérieur de l’Education.

La FCPE ne prendra donc pas part à une discussion sur ce sujet. Elle tient néanmoins à dénoncer le caractère incohérent et démagogique d’une telle initiative, dès lors que l’éducation nationale se montre chaque année dans l’incapacité de scolariser les élèves jusqu’à la date officielle des vacances, les lycéens étant priés dès le début juin de rester chez eux alors que les établissements sont utilisés comme centres d’examens.

De même, le manque criant d’enseignants remplaçants fait qu’il est quasiment impossible de pallier les absences, qu’elles soient d’ordre médical ou administratif. Nous notons également que l’administration de l’éducation nationale a facilement recours à des « journées banalisées » au cours desquelles les élèves ne sont pas accueillis dans les établissements.

Dans ces conditions, il est impossible de considérer l’éventuelle suppression de tel ou tel jour férié autrement que comme une mascarade sans aucun sens.

En conséquence, renouvelant énergiquement sa protestation sur la date et l’horaire choisi, la FCPE refuse de siéger au présent CAEN et quitte la salle.

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