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Brevet informatique et internet (B2i) école, collège, lycée (lycées d’enseignement général et technologique et lycées professionnels)

B.O. n° 42 du 16 novembre 2006

jeudi 16 novembre 2006, par FCPE 34

Circulaire n° 2006-169 du 7-11-2006


L’arrêté du 14 juin 2006 relatif aux connaissances et capacités exigibles pour le brevet informatique et internet publié au B.O. n° 29 du 20 juillet 2006 instaure une attestation comportant trois niveaux de maîtrise des technologies de l’information et de la communication : école, collège, lycée.

La présente circulaire a pour objet de définir les modalités de mise en œuvre de ce texte.

Ces modalités remplacent celles qui avaient été définies par la note de service n° 2000-206 du 16 novembre 2000 (B.O. n° 42 du 23 novembre 2000) relative au brevet informatique et internet (B2i) école et collège ainsi que par l’annexe V de l’arrêté du 25 janvier 2002 relatif aux programmes de l’école primaire.

1 - Objectifs du brevet informatique et internet

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) font désormais partie du paysage économique, social, culturel et éducatif. Elles sont largement utilisées tout au long de la vie professionnelle et privée. Il appartient à l’école de faire acquérir, par chaque élève, les compétences lui permettant d’utiliser de façon réfléchie et efficace ces technologies et de contribuer à former ainsi des citoyens autonomes, responsables, doués d’esprit critique.

D’ailleurs, la “maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication” est l’un des sept piliers du socle commun de connaissances et de compétences défini par le décret n° 2006-830 du 11 juillet 2006.

Le B2i atteste l’acquisition d’un ensemble de compétences développées par les élèves ou les apprentis, tout au long de leur cursus, à l’école, au collège, dans les lycées d’enseignement général et technologique, les lycées professionnels, les centres de formation d’apprentis (CFA) et les sections d’apprentissage (SA) gérés par des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE).

2 - Compétences visées

Les annexes de l’arrêté du 14 juin 2006 publié au B.O. n° 29 du 20 juillet 2006 fixent cinq domaines identiques pour les trois niveaux du B2i :
- domaine 1 : s’approprier un environnement informatique de travail ;
- domaine 2 : adopter une attitude responsable ;
- domaine 3 : créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- domaine 4 : s’informer, se documenter ;
- domaine 5 : communiquer, échanger.

Pour chaque domaine et à chaque niveau est défini un objectif, correspondant à la compétence attendue. Cette compétence associe des connaissances, des capacités et des attitudes, évaluées au travers de plusieurs items (cf. les cinq éléments de l’annexe 1).

3 - Modalités de vérification des compétences

Les compétences constitutives du B2i sont donc développées et validées dans le cadre des activités pédagogiques disciplinaires, interdisciplinaires ou transversales menées dans les écoles et les établissements d’enseignement et de formation.

Pour chaque niveau, une “feuille de position B2i”, dont le modèle figure en annexe 2 de la présente circulaire, décline les items permettant de valider la compétence visée.

Les modèles de feuilles de position peuvent être téléchargés à partir des sites :
- EduSCOL, à l’adresse :
http://eduscol.education.fr/D0053/a...
- EducNet, à l’adresse :
http://www.educnet.education.fr/b2i/

Seules ces feuilles de position permettent de délivrer le B2i, mais afin d’en faciliter l’appropriation par les élèves, les équipes pédagogiques peuvent élaborer d’autres documents explicitant les compétences attendues.

À l’école, au collège, au lycée, dans la section d’apprentissage ou dans le centre de formation par l’apprentissage géré par un établissement public local d’enseignement (EPLE), la validation est réalisée tout au long des cycles d’apprentissage et non pas seulement de manière terminale.

Tous les enseignants ont vocation à valider les items constitutifs des compétences qui figurent dans les feuilles de position du B2i. Ils valident progressivement les items lorsque l’élève ou l’apprenti estime les avoir acquises. Chaque enseignant indique la date, son nom et, au delà du premier degré, la discipline ou l’activité dans laquelle la compétence est validée.

Pour l’année scolaire 2006-2007, la feuille de position est intégrée au livret scolaire qui suit l’élève ou l’apprenti jusqu’à l’obtention du B2i de chaque niveau et renseigne sur la progression de ses acquisitions. Par la suite, elle pourra faire partie des éléments du livret personnel de l’élève.

4 - Délivrance des attestations

Au collège, au lycée et dans les CFA et SA gérés par des EPLE, l’attestation du B2i ne peut être délivrée que si au moins deux disciplines figurent sur la feuille de position.

Les modèles d’attestation peuvent être téléchargés à partir des sites :
- EduSCOL, à l’adresse :
http://eduscol.education.fr/D0053/a...
- EducNet, à l’adresse :
http://www.educnet.education.fr/b2i/

Pour chaque niveau, le B2i est acquis lorsque 80 % des items sont validés (en dehors des items optionnels pour ce qui concerne le B2i lycée) et qu’au moins la moitié des items de chacun des domaines est validée.

L’attestation est délivrée par le directeur de l’école sur proposition du conseil de cycle ou par le chef d’établissement sur proposition de l’équipe pédagogique ou du conseil de classe.

Le B2i collège sera, à compter de la session 2008, pris en compte lors de la délivrance du diplôme national du brevet.

5 - Mise en œuvre

L’effort d’équipement et de connexion à l’internet des écoles, des collèges et des lycées, engagé par les collectivités territoriales en partenariat avec les services de l’éducation nationale, est de nature à favoriser l’accès du plus grand nombre d’élèves aux usages des TIC et à la généralisation du B2i.

Les dispositions de la présente circulaire s’appliquent dès sa parution au Bulletin officiel de l’éducation nationale (B.O.), dans les écoles, les collèges, les lycées et les CFA et SA gérés par des EPLE.

Il appartient aux responsables pédagogiques de prendre les mesures les plus appropriées pour assurer la transition entre l’ancien et le nouveau dispositif pour les élèves déjà engagés dans le processus de validation.

La sensibilisation aux enjeux, la formation et l’accompagnement pédagogique des enseignants sont indispensables pour le développement des usages en matière de technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement. Ils s’imposent en vue de la généralisation rapide du B2i. À cet effet, la généralisation de l’inscription du C2i niveau 2 “enseignant”, tant en formation initiale qu’en formation continue, devrait contribuer à l’acquisition des compétences professionnelles nécessaires.

Pour le ministre de l’éducation nationale,de l’enseignement supérieur et de la recherche
par délégation,
Le directeur général de l’enseignement scolaire
Roland DEBBASCH
Le secrétaire général
Dominique ANTOINE


Source : le Café Pédagogique

B2i : quel impact pour la nouvelle circulaire ?

"Les dispositions de la présente circulaire s’appliquent dès sa parution au Bulletin officiel de l’éducation nationale (B.O.), dans les écoles, les collèges, les lycées et les CFA et SA gérés par des EPLE. Il appartient aux responsables pédagogiques de prendre les mesures les plus appropriées pour assurer la transition entre l’ancien et le nouveau dispositif pour les élèves déjà engagés dans le processus de validation". Tout l’avenir du dispositif tient dans ces deux phrases.

Rappelons que le B2i est un brevet attestant de compétences informatiques et internet obligatoire à l’école et au collège depuis des années et étendu récemment au lycée. Une nouvelle circulaire vient préciser son mode d’évaluation, en application de l’arrêté du 14 juin 2006.

"Les compétences constitutives du B2i sont donc développées et validées dans le cadre des activités pédagogiques disciplinaires, interdisciplinaires ou transversales menées dans les écoles et les établissements d’enseignement et de formation. Pour chaque niveau, une “feuille de position B2i”, dont le modèle figure en annexe 2 de la présente circulaire, décline les items permettant de valider la compétence visée... Tous les enseignants ont vocation à valider les items constitutifs des compétences qui figurent dans les feuilles de position du B2i... Au collège, au lycée et dans les CFA et SA gérés par des EPLE, l’attestation du B2i ne peut être délivrée que si au moins deux disciplines figurent sur la feuille de position... Pour chaque niveau, le B2i est acquis lorsque 80 % des items sont validés (en dehors des items optionnels pour ce qui concerne le B2i lycée) et qu’au moins la moitié des items de chacun des domaines est validée... L’attestation est délivrée par le directeur de l’école sur proposition du conseil de cycle ou par le chef d’établissement sur proposition de l’équipe pédagogique ou du conseil de classe. Le B2i collège sera, à compter de la session 2008, pris en compte lors de la délivrance du diplôme national du brevet".

Sur son blog, Bruno Devauchelle, un spécialiste du B2i, s’étonne de la validation à 80% : "comment comprendre ce passage qui est en contradiction légale avec le socle commun ?"

Mais le texte soulève d’autres interrogations. Plus de 5 ans après son introduction dans les collèges, le B2i n’est réellement implanté que dans environ la moitié d’entre eux. Une enquête réalisée par le Café, a mis en évidence le fait que son déploiement dépendait prioritairement du chef d’établissement et reposait souvent sur un seul enseignant (souvent le prof de technologie).

Dans l’absolu, le ministère a sûrement raison d’exiger une validation par plusieurs enseignants et d’inscrire le B2i au brevet, ce qui le rend réellement obligatoire. On perçoit qu’à travers ces mesures les objectifs poursuivis ne visent pas seulement les apprentissages des élèves. Le ministère veut, à travers le B2i, inciter les enseignants à utiliser les TICE en classe et à travailler en équipe. Il valorise également un nouveau type de diplôme qui évalue des compétences et non pas des connaissances. Il faut bien le dire : ces objectifs sont susceptibles d’améliorer l’Ecole.

Cependant, un texte suffit-il pour faire évoluer les pratiques des enseignants ? Au bout de plusieurs années de B2i, la validation croisée a du mal à entrer au collège. Qu’en sera-t-il au lycée ? Le travail en équipe y est encore plus rare et l’évaluation par compétence y est quasi absente.

Cette circulaire, applicable dès cette année scolaire, peut-elle changer réellement le fonctionnement des établissements ? Si les textes officiels et particulièrement les règlements d’examens ont une influence réelle sur les pratiques enseignantes, l’ampleur des changements demandés par le B2i pourrait bien exiger du temps. Et sans doute aussi de la détermination pour les proviseurs.

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