Communiqué de la FCPE du 22 octobre 2001
lundi 22 octobre 2001, par
Présentation des th ?mes du colloque sur les rythmes de l’enfant organisé les 19 et 20 octobre 2001 par la FCPE, sous la direction scientifique d’Hubert Montagner
Pourquoi un enfant se met-il en situation de résistance scolaire ou dite d’échec scolaire ?
Le colloque sur les rythmes de l’enfant « L’enfant : la vraie question de l’école », organisé par la FCPE sous la direction scientifique d’Hubert Montagner, qui réunissait ce week-end parents d’élèves, représentants des enseignants, services éducation des municipalités nous a permis de dégager un certain nombre de pistes dont les pouvoirs publics devraient se saisir :
l’accueil : de la maternelle au lycée, un lieu devrait être conçu pour que l’élève y laisse des angoisses et se sente en confiance. Un lieu où il ferait la transition entre son domicile et l’école. Un lieu qui lui permettrait de se rendre disponible et d’être réceptif aux apprentissages,
la journée : elle devrait s’organiser autour des pics de vigilance qui sont aux alentours de 11h et de 16h et non pas en fonction des contraintes de la société. Pour certains, la journée est trop longue et surtout commence trop tôt. En effet, nos enfants et adolescents manquent de sommeil. Or, ce déficit est un frein aux apprentissages.
Plus généralement sur les vacances scolaires, il faut impérativement respecter le rythme 7 semaines de cours, 2 semaines de repos.
l’alimentation : la proportion d’enfants obèses augmente. La restauration scolaire doit veiller à préserver l’équilibre alimentaire des enfants. L’école doit faire porter ses efforts sur l’éducation nutritionnelle, elle ne doit pas être un lieu de tentations en installant par exemple des distributeurs de boissons sucrées et gazeuses.
pourquoi certains enfants apprennent moins vite et moins bien ? Est-ce un enfant hyperactif, un enfant dyslexique ? Mieux connaître ces enfants permettrait de les repérer et de les aider à apprendre et non pas les sanctionner et les exclure,
la violence, thème récurent et réalité quotidienne dans certains établissements : ne pourrait-on pas se servir des expériences menées dans ce domaine notamment sous forme de jeux de rôle pour que les élèves expriment dans le cadre de l’école la violence qu’ils subissent ou celle dont ils sont acteurs.
Voici les pistes de travail que nous proposons au ministère de l’Education nationale et à l’ensemble des acteurs et intervenants auprès des enfants et des jeunes. Des recherches scientifiques et des expériences existent, les résultats sont éloquents. A nous ne nous en saisir pour que l’enfant et non plus l’écolier soit au cœur de l’école.