Association des Paralysés de France
jeudi 23 août 2007
Alors que la scolarisation des enfants en situation de handicap fait partie des engagements forts du gouvernement, l’APF appelle les familles et les professionnels à témoigner sur les conditions d’accueil et de scolarisation à la rentrée 2007. Pour ce faire, l’APF met en place une veille téléphonique tenue par des parents bénévoles et des professionnels du 23 août prochain jusqu’au 21 septembre.
Deux ans après l’adoption de la « loi handicap » du 11 février 2005 qui prévoit l’inscription de l’enfant en situation de handicap dans l’école la plus proche du domicile - et ce, quel que soit son lieu effectif de scolarisation ; quelques mois après une campagne électorale qui a vu le sujet de la scolarisation émerger fortement ; et alors que le président de la République a pris des engagements forts sur cette question :
Quelles seront les conditions d’accueil et de scolarisation pour les enfants en situation de handicap moteur en cette rentrée 2007 ?
C’est la question à laquelle l’APF souhaite apporter des réponses en demandant aux familles et professionnels de témoigner.
Scolarité et handicap moteur :
veille téléphonique du 23 août au 21 septembre 2007
n° 01 45 80 17 17 de 10h à 18h, du lundi au vendredi
ou par mail : scolarite@apf.asso.fr
Rappel des enjeux :
L’APF tient à souligner que les enjeux sont d’importance :
Application du projet de projet personnalisé de scolarisation
Rôle effectif des enseignants référents
Nombre suffisant d’auxiliaires de vie scolaire et qualité de l’accompagnement
Formation et information des enseignants
Droit opposable, à quelles conditions ?
Quant à la création d’un droit opposable à la scolarisation, pour l’APF cela doit être un droit qui impose à l’Etat de donner les moyens à l’enfant en situation de handicap de suivre une scolarité.
Pour autant des questions se posent : l’application de ce droit ajouterait-elle une épreuve supplémentaire dans ce qui constitue déjà un parcours du combattant des familles ? s’il devait y avoir recours au tribunal, quel serait l’accompagnement des familles pour défendre leurs droits ? Dans quels délais ? Pour quelles relations par la suite avec l’école ayant refusé d’accueillir l’enfant ?
NB : Les parents de notre département, concernés, pourront contacter aussi la FCPE Hérault.