Les rythmes scolaires : prise en compte prioritaires des intér ?ts des enfants
jeudi 3 janvier 2002, par
La FCPE s’oppose à tout projet qui ne s’occuperait pas en priorité de l’intérêt des enfants et qui contribuerait à renforcer les inégalités. Elle est favorable aux expériences prenant en compte les rythmes chrono-biologiques et chronopsychologiques des enfants et s’inscrivant dans un projet local.
Le rythme "sept semaines de classe, deux semaines de vacances " semble correspondre aux besoins de l’enfant. La tranche horaire du début d’après-midi doit être consacrée à des activités de détente, en primaire comme au collège. L’école élémentaire doit s’inspirer de l’effort réalisé en maternelle pour prendre en compte les besoins de repos des plus petits et pour favoriser des temps de détente collective.
Dans les collèges, des séquences de tutorat, au cours desquelles un adulte relais (assistante sociale, infirmière, enseignant...) sera à l’écoute des élèves le souhaitant, devront contribuer à une meilleure individualisation de la prise en charge.
Dans le second degré, un emploi du temps modulé, concentrant sur une période certains apprentissage, est envisageable pour parvenir à une meilleure efficacité pédagogique en favorisant le travail transdisciplinaire en équipe. Le projet d’aménagement du temps intègre aussi les temps d’accueil avant et après l’école (restauration et transports scolaires).
Il ne peut se faire sans prendre en considération des dimensions liées à l’environnement économique, social et culturel : équipements, accompagnement scolaire, activités... sans l’engagement financier des collectivités territoriales et sans la participation des associations. La FCPE ne peut concevoir le projet local d’aménagement du temps que dans le cadre d’un cahier des charges dont les grands axes sont définis par l’État, garant de la notion de service public.