5 - L’établissement scolaire

Restauration, santé, transports et accompagnement

vendredi 4 janvier 2002, par FCPE 34


La restauration scolaire

La malnutrition renforce la discrimination sociale. Le service public a l’obligation de répondre aux besoins vitaux des élèves en donnant à tous la possibilité d’accès à la restauration scolaire. Il s’agit d’une mission de service public, dès l’école maternelle.

Chaque établissement doit se doter des moyens d’une politique d’éducation nutritionnelle.

Les anciennes "cantines" pourraient devenir des restaurants scolaires, lieux de rencontres et de convivialité.

Le prix du repas correspond au coût des denrées, la rémunération des personnels devant être à la charge de l’État.

Dans les collèges et les lycées, un tarif modulable, prenant en compte le quotient familial, est à instaurer.

Dans certains cas, la gratuité doit être envisagée.

La redéfinition des conditions d’attribution des bourses, leur revalorisation et leur versement, échelonné par l’Education nationale au cours de l’année, sont indispensables.

Les fonds sociaux collégien et lycéens n’ont pas vocation à s’y substituer. L’Etat, dans un souci de justice sociale, assume la totalité de sa responsabilité financière.

Les transports scolaires

Les établissements doivent être desservis gratuitement par des transports scolaires de qualité dans lesquels la sécurité et la surveillance sont assurées. Pour que le temps ne soit pas facteur de fatigue, la durée doit être courte. Le transport scolaire est un moment éducatif. Il constitue un support d’éducation à la sécurité.

L’internat

L’internat est partie intégrante de l’établissement et de son projet. La présence d’adultes qualifiés est indispensable pour garantir la continuité éducative, pédagogique, sanitaire et psychologique. L’internat doit offrir toutes les ressources pour y travailler, mais également être un lieu d’exercice de la citoyenneté.

La santé et la prévention

Pour la FCPE, chaque enfant, chaque jeune dispose d’un droit d’accès et de consultation des différents services de santé et de prévention.

Chaque établissement doit disposer d’un local médical répondant aux normes sanitaires et aux exigences de confidentialité.

Au sein de l’école, l’éducation à la santé se trouverait améliorée notamment par : une formation réalisée par les enseignants, dans le cadre des programmes ; la présence d’adultes relais formés (médecins scolaires, assistants sociaux, parents, enseignants...) ; la dynamisation des conseils d’environnement social.

Les parents ont un rôle de coéducateurs : initiateurs d’actions, partenaires, soucieux de la prise en compte de tous les jeunes, dont les moins favorisés.

L’accompagnement scolaire

L’accompagnement scolaire est l’ensemble des actions visant à offrir, aux côtés de l’école, l’appui dont les élèves ont besoin pour leur réussite scolaire. Appui qu’ils ne trouvent pas dans leur environnement familial et social.

Il a des formes multiples : aide aux devoirs ; rattrapage (pour ceux qui ont un retard ponctuel dans une discipline) ; accompagnement culturel au travail scolaire (pour éveiller l’intérêt des élèves).

Ces actions d’accompagnement sont de la responsabilité de l’école qui doit être capable d’aider les élèves en difficulté.


Les rythmes scolaires : prise en compte prioritaire des intérêts des enfants

La FCPE s’oppose à tout projet qui ne s’occuperait pas en priorité de l’intérêt des enfants et qui contribuerait à renforcer les inégalités.

Elle est favorable aux expériences prenant en compte les rythmes chronobiologiques et chronopsychologiques des enfants et s’inscrivant dans un projet local.

Le rythme "sept semaines de classe, deux semaines de vacances " semble correspondre aux besoins de l’enfant.

La tranche horaire du début d’après-midi doit être consacrée à des activités de détente, en primaire comme au collège.

L’école élémentaire doit s’inspirer de l’effort réalisé en maternelle pour prendre en compte les besoins de repos des plus petits et pour favoriser des temps de détente collective.

Dans les collèges, des séquences de tutorat, au cours desquelles un adulte relais (assistante sociale, infirmière, enseignant .. ) sera à l’écoute des élèves le souhaitant, devront contribuer à une meilleure individualisation de la prise en charge.

Dans le second degré, un emploi du temps modulé, concentrant sur une période certains apprentissage, est envisageable pour parvenir à une meilleure efficacité pédagogique en favorisant le travail transdisciplinaire en équipe.

Le projet d’aménagement du temps intègre aussi les temps d’accueil avant et après l’école (restauration et transports scolaires).

Il ne peut se faire sans prendre en considération des dimensions liées à l’environnement économique, social et culturel : équipements, accompagnement scolaire, activités... sans l’engagement financier des collectivités territoriales et sans la participation des assoiations.

La FCPE ne peut concevoir le projet local d’aménagement du temps que dans le cadre d’un cahier des charges dont les grands axes sont définis par l’État, garant de la mission de service public.

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