0 - Editorial

Mettre en avant les potentialités du jeune

jeudi 10 janvier 2002, par FCPE 34


Penser l’école de demain, réfléchir aux moyens et aux conditions de la réussite de chaque jeune est une tâche essentielle pour une fédération de parents d’élèves.

Au-delà des préoccupations liées au quotidien des études des enfants et des jeunes, une association citoyenne comme la nôtre se doit de savoir se projeter dans l’avenir. C’est ce à quoi s’est attachée la FCPE au cours de ces deux dernières années, impliquant le plus largement possible l’ensemble de ses militants. Le fruit de ce travail collectif, soumis à débat, a été adopté lors du congrès de Seine-Saint-Denis en mai 97.

C’est donc forts de ce projet éducatif, de cet outil, que nous interviendrons dans toutes les instances où nous siégeons et plus largement dans le débat public. Ce qui nous rassemble et que nous avons explicité dans ce document, c’est notre volonté qu’en permanence l’école évolue afin d’assurer à chaque jeune une formation de qualité.

L’éducation est un devoir de l’État qui doit organiser le service public dans le seul intérêt du jeune.

Parce que la jeunesse est l’avenir de la nation, il est fondamental qu’aucun d’entre eux ne reste au bord de la route. Nul élève ne doit quitter le système éducatif sans qualification certifiée. C’est dotés d’outils intellectuels et pratiques qu’ils seront, demain, des citoyens actifs et libres.

Chaque enfant, chaque jeune a des potentialités que l’école doit mettre en valeur. En le responsabilisant, en développant la citoyenneté de l’élève dans l’établissement scolaire, en respectant ses rythmes de vie et d’acquisition, il est possible d’amener chacun à la réussite et lui permettre d’acquérir un véritable passeport pour la formation permanente.

La scolarisation n’est pas une fin en soi, mais l’étape indispensable pour former l’homme de demain.

Cette ambition est celle de l’école de la République.

Elle est plus que jamais d’actualité.

Tout projet peut paraître utopique. Héritiers de la tradition humaniste, de la pensée des Lumières, laïques, nous sommes confiants en la capacité de l’homme de construite un avenir meilleur.

Le progrès est lié à la formation des individus. C’est pour cela que nous avons l’ambition de faire de l’école non seulement un lieu de transmission des savoirs, mais aussi un lieu d’épanouissement de la personne.

Tout cela ne pouvant être mis en oeuvre qu’avec une reconnaissance renouvelée de la place des parents, dans une démarche de coéducation.

Georges Dupon-Lahitte, président

Talence, septembre 1997

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