Position adoptée par la FCPE 34 - Mars 2010
mercredi 31 mars 2010, par
La FCPE 34 reconnaît des avancées dans la réforme du lycée engagée par le ministère de l’éducation nationale, en particulier, dans l’établissement de passerelle entre les filières, l’accompagnement personnalisé, le tutorat, le rétablissement de facto des travaux pluridisciplinaires, l’offre diversifiée de matières optionnelles.
Elle doute cependant que les bonnes intentions affichées par cette réforme se traduisent dans les faits en raison de l’inconsistance des moyens qui seront déployés. Pas de création de postes mais de nouvelles heures supplémentaires, pas de formation pour ces nouvelles missions et toujours le non-remplacement des enseignants qui partent à la retraite. Conséquence : une réforme dont la mise en place compliquera davantage l’emploi du temps des élèves.
Elle s’inquiète en outre de la perte d’importance du rôle des conseils d’administration qui pourrait s’opérer au profit des conseils pédagogiques. Elle demande au contraire que les conseils d’administration jouent un rôle renforcé, bénéficient de toutes les informations qui leur permettent de prendre des décisions éclairées au bénéfice de tous les élèves, et que les commissions qui les préparent soient régulièrement réunies.
Elle demande aussi que l’autonomie dont bénéficient les établissements fasse l’objet de contrôles et d’une meilleure prise en compte, si ce n’est un renforcement, du rôle et de la place des représentants des parents d’élèves.
La FCPE 34 ne peut accepter que la réforme laisse sur le chemin les filières professionnelles et reste persuadée que, faute notamment de moyens et de volonté politique, cette réforme risque de favoriser les pôles d’excellences régionaux dès le secondaire, qui offriront les options les plus valorisantes au détriment des établissements moins côtés ou excentrés des grandes métropoles, qui n’auront qu’un choix restreint à proposer, accentuant ainsi le décalage entre les milieux favorisés et les autres.